LES CRAMÉS DE LA BOBINE
Accueil > Films depuis 2009 > Année 2019 > Euforia > Euforia


Euforia

Articles de cette rubrique


Euforia (

Euforia)

jeudi 3 octobre 2019 par Cramés
Film précédentFilm suivant
Week-End cinéma italien contemporain 5 et 6 octobre 2019

Pour agrandir cliquer sur l’image


Présenté et animé par
Jean-Claude Mirabella

Jean-Claude Mirabella, universitaire spécialiste du cinéma italien


Samedi 5 octobre 2019 à14h30

Film de Valeria Golino (vo, février 2019, 1h55) avec Riccardo Scamarcio, Valerio Mastandrea, Isabella Ferrari

Synopsis : Deux frères que tout semble opposer vont apprendre à se découvrir et à s’aimer.
Matteo, extravagant, extraverti, jongle avec la facilité de ceux qui ont réussi, et Ettore, clown triste, introverti, joue jusqu’à la corde avec les silences.
Quand l’austérité et la fantaisie se rencontrent, la vie les emporte dans un tourbillon de tendresse et d’euphorie

Article de Marie-No     Dossier de presse
Bande annonce     Photos du Week-End
BO France : 21000



Du miel ou les larmes (

Euforia)

mercredi 25 septembre 2019 par Marie-Noël Barnier-Vilain

C’est un pas de deux que Valeria Golino fait danser aux deux personnages principaux de son film, frères re-devenus inséparables, hic et nunc, voulant l’être, filmés en plans serrés, les séparant classiquement par des champs-contrechamps pour mieux les réunir ensuite dans le cadre.
Sans nous donner à juger, à préférer l’un à l’autre , la réalisatrice pose sur eux un regard tendre.
« Et si tu n’existais pas/Dis-moi pourquoi j’existerais/Pour traîner dans un monde sans toi/Sans espoir et sans regret. »
Matteo et Ettore cultivent la positive attitude, s’accrochent et nous accrochent.

Valeria Golino est cette actrice italienne, napolitaine par son père, grecque par sa mère, étrange madone aux yeux clairs et à la voix rauque.
Quand on lui demande ce qui l’a poussée à se glisser derrière la caméra, elle répond simplement : « le temps ». Son nouveau métier de réalisatrice, elle l’a appris « sur le tas » , ayant eu tout loisir d’observer la multitude de cinéastes de tous genres pour lesquels elle a tourné (une soixantaine de films, pas moins !) et de faire provision d’images , d’idées.
Le passage des années, l’expérience, ont fait qu’un jour elle s’est sentie prête. Pour son premier film, Miele, comme pour Euforia, sa deuxième réalisation, elle fait de la mort, pierre originelle, le point d’ancrage de la vie.
« Je suis mon corps actuel, mon corps en acte, et cette matérialité de mon existence n’est pas autre chose que ma présence au monde – ma présence au présent. » Pour Comte-Sponville, la capacité à vivre le présent passe par le désespoir : non au sens de tristesse, mais d’absence totale d’espérance.
« Euforia » dit l’urgence de chercher, de trouver ou, à défaut, de provoquer, de simuler la joie dans l’instant présent.

Par le titre « Euforia », Valeria Golino ne dit-elle pas, pourtant, aussi, les risques encourus, dans l’obligation à vouloir être heureux, coûte que coûte, à chaque instants, en toutes circonstances, le danger à sombrer dans l’euphorie, une joie exacerbée, artificielle, dissonante, émotionellement pathologique.
Faut-il s’adonner à tout âge de la vie à ce stupéfiant collectif qu’est le culte du bonheur dans ce monde où l’argent, le sexe et la santé sont devenus nos despotes ?
Ne serait-il pas plus juste de s’arrêter un peu, de s’asseoir par terre pour s’abandonner simplement à la peine et se laisser pleurer.



Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 1080734

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Films depuis 2009  Suivre la vie du site Année 2019  Suivre la vie du site Euforia   ?

Site réalisé avec SPIP 4.4.13 + AHUNTSIC

CC BY-SA 4.0

Visiteurs connectés : 13