LES CRAMÉS DE LA BOBINE
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L’Époque

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L’Époque ( L’Époque)

dimanche 24 mars 2019 par Cramés
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WEEK END JEUNES RÉALISATEURS 23 et 24 mars 2019

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Dimanche 24 mars à 17h
En avant première

Présenté par Marie-Noël Vilain

en présence du réalisateur

Documentaire français (avril 2019, 1h34) de Matthieu Bareyre


PREMIER LONG MÉTRAGE

Synopsis : Du Paris de l’après-Charlie aux élections présidentielles ; une traversée nocturne aux côtés de jeunes qui ne dorment pas : leurs rêves, leurs cauchemars, l’ivresse, la douceur, l’ennui, les larmes, la teuf, le taf, les terrasses, les vitrines, les pavés, les parents, le désir, l’avenir, l’amnésie, 2015, 2016, 2017 : l’époque.


Article de Marie-No     Dossier de presse
Bande annonce     Extrait1
Extrait2     Extrait3
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L’art du portrait ( L’Époque)

dimanche 10 mars 2019 par Marie-Noël Barnier-Vilain
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Dérangeant, troublant, poignant, bouleversant, émouvant, révoltant, flippant, le film montre un morceau de notre époque, de maintenant, sous la loupe, à Paris, place de la République, avenue des Champs-Elysées, rue Oberkampf…
2015, 2016, 2017.

Qu’importe l’actualité du moment, c’est la globalité de la situation qu’on voit à travers chacun des personnages et c’est le ressenti de chacun qui nous importe sous le ciel de la nuit infinie que Matthieu Bareyre illumine de toutes les couleurs des sentiments, les siens, les leurs, les nôtres.
Ça parle d’amour, de révolte, de musique, de faits divers, du temps qui passe ... Tout ce qui empêche la jeunesse de dormir. Des étudiants, des fêtards, des chômeurs, des dealers, des intellectuels, des ouvriers … « L’Époque, ça fait « poc ». C’est le bruit d’un coup de matraque, le son d’un mec qui a le crâne creux ». C’est Rose qui le dit. Rose, grave et lumineuse, souriant à son angoisse, Rose gravée dans l’époque et l’éclairant.

Matthieu Bareyre a longtemps marché dans Paris avant de tomber sur les personnages de son film. Il les voulait sincères et cette sincérité est la première caractéristique du film.
« La première fois que j’ai rencontré Rose, elle s’est mise à pleurer au bout de cinq minutes. Je me suis dit, c’est elle ! Je vais la suivre pendant trois ans . Même chose avec tous les autres ».
Seul derrière la caméra, avec un ingénieur du son, Thibault Dufait, Mathieu Bareyre a capté le sensible, est entré dans le visage des gens. Leur présence est importante à l’écran, plus que les discours. « J’ai croisé beaucoup de gens qui avaient besoin d’être regardés. Clairement, mon film montre à quel point c’est difficile d’être heureux en France. Rose hésite à partir, elle parle de déchéance de nationalité. Ça lui fend le cœur, on ne devrait pas en arriver là. Dans ce film, il y a des jeunes qui ouvrent leur cœur. Ça compte. Je veux qu’ils soient fiers d’eux quand ils le regarderont, dans vingt ans ».

Dans la note d’intention de Le Joli Mai de Chris Marker et Pierre Lhomme dont Matthieu Bareyre dit s’être inspiré, on peut lire : «  c’est un film à ricochets. Les auteurs ne seront que des lanceurs de questions, sur l’eau de Paris : on verra comment les cailloux retomberont, et s’ils vont loin  » . Qui vivra, verra.



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