Michel Leclerc nous propose dans son 7ème long métrage, Le goût et les couleurs (2022), de retrouver ses sujets de prédilection : la lutte des classes, l’héritage matériel et artistique…, dans une comédie romantique où la mélancolie peut pointer.
Cette comédie est axée sur la musique et surtout la chanson qui prend place au centre du scénario, (de M. Leclerc et Baya Kasmi). Le spectateur est entrainé sur le rythme enlevé de 17 créations musicales (paroles et musique).
avec Gilles Boustani et en présence du réalisateur
Film sorti en décembre 2015 (1h42) avec Jean-Pierre Bacri , Mathieu Amalric, Valeria Golino
Scénario : Scénario : Michel Leclerc et Baya Kasmi d’après un romam de Jonathan Coe.
Avec le Nom des Gens sorti en salle en Novembre 2010 Baya Kasmi et Michel Leclerc ont obtenu le César du meilleur Scénario Original.
C’est l’histoire d’une jeune passionaria de gauche prête à coucher avec des gens de droite pour les convertir et qui rencontre un jeune quadragénaire, scientifique, discret et scrupuleux. (Sara Forestier et Jacques Gamblin). Ce film sera l’occasion d’un second César, celui de la meilleure actrice pour Sara Forestier et quoi de plus mérité, elle nous livre des scènes cocasses, drôle avec un naturel déconcertant. D’ailleurs, on se souvient que la distribution du film, elle est très convaincante, elle fut aussi une surprise puisqu’on y voyait apparaître Lionel Jospin dans son propre rôle !
La Lutte des classes trouve son origine dans la vie personnelle de Michel Leclerc et sa compagne et coscénariste Bahia Kasmi. Une manifestation de mères de familles toulousaines qui réclamaient des « Blancs » dans leur école les a interpellés ainsi que leur expérience de parents d’élèves à Bagnolet. Le réalisateur est fils de profs et pour lui, l’école publique, c’est important. Mais quand votre enfant perd successivement tous ses amis partis à l’école privée et que les incidents se multiplient, que faire ? Mais Michel Leclerc est avant tout un réalisateur de comédies et il a choisi de nous faire rire avec un sujet sérieux. Il superpose des couches de complexité et laisse le spectateur se faire sa propre opinion. Il veille avant tout à éviter absolument le cynisme.
Bahia Kasmi joue l’institutrice, très investie et aimée des enfants, mais s’exprimant dans une novlangue ridicule très prisée dans l’éducation nationale. Edouard Baer campe un musicien punk, sans ambition sociale et économique, attaché à son perfecto, avant tout père de famille. Leïla Bekhti est une jeune et brillante avocate issue de la banlieue pour qui l’ascenseur social a fonctionné. Le directeur d’école, incarné par Ramzy Bédia, est une sorte de shérif qui fait régner l’ordre dans son établissement. Quant au petit Corentin, il est joué brillamment par le jeune Tom Lévy.
10 ans après Le nom des gens, Michel Leclerc est toujours aussi drôle, tolérant, pertinent tout en abordant de grands sujets comme la religion, le harcèlement scolaire, le repli sur soi et l’avenir des valeurs républicaines. Mais à travers le prisme de la comédie.
« Quand un écrivain naît dans une famille, alors cette famille est foutue »
Lorsqu’il reçoit Youssef Salem dans son émission littéraire, Augustin Trapenard, ne peut se retenir de lancer ce mot de Philip Roth, à celui qui, venant d’obtenir le prix Goncourt pour son roman Le Choc toxique, tente maladroitement de se défendre d’avoir écrit un texte autobiographique et demande le droit à la fiction. Impossible pour lui de vivre son soudain triomphe avec euphorie.
Mais force est de constater que tout écrivain écrit d’abord sur lui-même …
Ce documentaire ( le seul ) est réalisé par Michel Leclerc en 2019.
La genèse de ce film documentaire.
Depuis son enfance, le petit ( puis plus grand Michel ) a l’habitude d’accompagner sa mère, le dimanche aux réunions d’anciens pensionnaires de la maison de Sèvres.
Dès l’adolescence il pense qu’il doit faire un film sur l’histoire de ce lieu.
Pendant plus de 25 ans il y pense, fait des recherches à l’INA, mais ne tourne pas le film. En grande partie à cause du refus de sa mère de se pencher et de raconter son passé d’enfant et d’adolescente : Juliette Cohen.
Sa mère décède en 2012, sa parole est plus libre mais reste posé le problème du ton du film.
Pingouin, Goéland et leurs 500 petits.
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