LES CRAMÉS DE LA BOBINE
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Préparation d’une fête d’anniversaire (articles liés 2024)

vendredi 13 décembre 2024 par Marie-Annick Laperle

Cette semaine, Les Cramés de la Bobine vous proposent « Totem », un film de la réalisatrice mexicaine Lila Avilés dont le premier long métrage « La Camarista », remarqué dans les festivals, s’inspirait du travail photographique de Sophie Calle qui avait réussi à se faire embaucher comme femme de chambre dans un hôtel. Son deuxième film fait pénétrer le spectateur dans un autre lieu clos, le sein d’une famille s’affairant à la préparation d’une fête d’anniversaire. A cette occasion, Sol, une petite fille de sept ans, se rend dans la maison du grand-père où elle retrouvera son père et où toute la famille s’active.
A travers les yeux de Sol, interprétée par l’excellente Naima Senties, le spectateur est immergé dans un microcosme familial sur lequel plane l’ombre d’un homme malade. La caméra de Lila Avilés circule entre les différents membres de la famille et montre la diversité des comportements humains et des points de vue. Sol est une enfant jeune mais dotée d’une maturité qui lui permet de capter tout ce qu’il y a autour d’elle sans pour autant tout comprendre.
C’est un film beau et délicat, sur la relation, le groupe, la famille, la tribu, et qui a obtenu de nombreux prix dans les festivals dont le Prix du Jury Oecuménique au festival de Berlin.



Seuls les amants restent en vie (articles liés 2024)

mercredi 27 novembre 2024 par Françoise

Film sorti en 2013 réalisé par Jim Jarmusch, qui est une comédie dramatique fantastique et gothique . Avec Tilda Swinton, Tom Hiddleston et Mia Wasikowska.
Le film a été nominé pour la Palme d’Or à Cannes en 2013 et a été classé parmi les 100 plus grands films du XXI° siècle.
Only lovers left alive, est librement inspiré de "La vie privée d’Adam et Eve" de Mark Twain, c’est le 12éme long métrage du cinéaste qui suit les problèmes existentiels d’un couple de vampires entre Détroit et Tanger.
Lui, Adam, est un rocker culte et mystérieux, intime des plus grands compositeurs désormais disparus.
Elle, c’est Eve, amie, confidente et inspiratrice d’écrivains.
Ce sont donc des vampires cultivés, épris de culture, qui ont conscience de vivre dans un monde en déliquescence peuplé de zombies, êtres humains dépourvus de toute sensibilité artistique et intellectuelle.



Memphis a le blues (articles liés 2024)

samedi 23 novembre 2024 par Marie-Noël Barnier-Vilain

Avec « Mystery Train », Jim Jarmusch livre trois histoires pour un film, son premier en couleur.
Ce 4ème long métrage est le troisième volet d’une trilogie du désenchantement dont "Stranger than Paradise" (1984) et "Down by Law" (1986) constituent les deux autres.
« Mystery Train » est sélectionné pour le Festival de Cannes 1989. Cette année-là, Wim Wenders est le président et la Palme d’or va à « Sexe, mensonges et vidéo » de Steven Soderbergh et le Grand Prix à « Cinéma Paradiso » de Giuseppe Tornatore, ex-aequo avec « Trop belle pour toi » de Bertrand Blier. Jim Jarmusch obtient le prix de la Meilleure Contribution Artistique pour « Mystery Train ».



Un étrange voyage (articles liés 2024)

samedi 23 novembre 2024 par Georges.J

Voici un film de Jarmusch qui nous conte un étrange voyage durant lequel on voit apparaître des acteurs tels que Johnny Depp, Gary Farmer, Gabriel Byrne, Robert Mitchum, Iggy Pop…

Vous vous souvenez, William Blake (Johnny Depp, remarquable) prend le train vers l’Ouest pour y exercer le métier de comptable. Or lorsqu’il arrive à destination dans un village sale, peu accueillant, il apprend que cette place est occupée par un autre. Pire encore... Mais je ne vais pas raconter trop cette histoire qui devient alors, celle d’un étrange voyage.



Ghost Dog, l’odysée mystique (articles liés 2024)

mercredi 20 novembre 2024 par Marie-Annick Laperle

Présenté au festival de Cannes en 1999, Ghost Dog : la voie du samouraï, est le septième long métrage de Jim Jarmusch. Restauré en 2022 sous la supervision de Jim Jarmusch lui-même, ce film culte, à la croisée des genres, était défini en 2000 par son auteur, comme « un film de gangster, samouraï, hip hop, western oriental. »
« La voie du samouraï se trouve dans la mort. Il faut méditer chaque jour sur la mort inévitable. » C’est un extrait d’un livre ancien, le « Hagakure » ( compilation des enseignements d’un ancien samouraï et guide pratique et spirituel destiné aux guerriers), que Ghost Dog, le héros du film, tueur à gages qui se fond dans la nuit, étudie scrupuleusement et dont il met en application les préceptes. Le samouraï de Jim Jarmusch est un fantôme des rues errant en silence, méditant sur le monde qui l’entoure ; un homme solitaire ayant prêté allégeance à un gangster qui l’a sauvé ; un esprit qui frappe quand il faut agir.
Le personnage de Ghost Dog est le fruit de nombreux échanges de réflexions entre le réalisateur et l’acteur noir Forest Whitaker avec lequel il voulait absolument tourner. Initialement il pensait à une sorte de Don Quichotte, un personnage vulnérable et fort à la fois, physiquement et spirituellement. Avec Jim Jarmusch et Forest Whitaker, Ghost Dog est devenu quelqu’un qui suit un code que plus personne ne considère, le survivant d’un monde en disparition, une fusion entre douceur et violence.
Le film ne serait pas totalement ce qu’il est sans la collaboration insolite du rappeur RZA du collectif Wu Tang Clan qui, après avoir disparu pendant trois semaines fait parvenir au cinéaste une cassette de ses compositions, le laissant totalement libre de les utiliser où bon lui semble.
Film aux multiples influences cinématographiques alternant les genres, Ghost Dog reste une formidable « odyssée mystique », qui porte indubitablement la griffe Jarmusch.



I put a spell on you (articles liés 2024)

mardi 19 novembre 2024 par Marie-Noël Barnier-Vilain

En 1984 Stranger Than Paradise, 1er long métrage de Jim Jarmusch remporte la Caméra d’or au Festival de Cannes et le Léopard d’or au festival de Locarno. On découvre alors la longue silhouette de Jim Jarmusch, dandy aux cheveux noirs et le style « jarmuschien », des images d’une marque déposée dont on retrouvera les signes identifiables dans ses quinze longs métrages (13 fictions, 2 documentaires) : le thème de l’exil et le goût pour le monochrome, les intrigues minimalistes sur des personnages souvent taiseux, les lents travellings latéraux, l’importance accordée à la musique et au silence. A travers la grande variété des musiques qui illustrent ses films, Jim Jarmusch exprime sa passion pour toutes sortes de registres et de sonorités. Il donne souvent des rôles principaux à des musiciens-acteurs.



Il s’agit de la cause des femmes (articles liés 2024)

lundi 7 octobre 2024 par Georges.J

Marta Savina la réalisatrice de Primadonna est née à Florence en 1987. Violoniste à ses débuts, elle se détourne de la musique et déménage à Londres, puis aux Etats-Unis, où elle obtient son Master en réalisation de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA). En 2017, elle réalise le court-métrage Viola, Franca (2017), primé au Tribeca Film Festival. Elle a travaillé avec James Franco et Francis Ford Coppola. En 2023, elle réalise Primadonna, son premier long-métrage.
Nous avons vu ce premier film en avril à Niort, c’est un bijou. Si vous ne pouvez pas voir tous les films, ce qui serait dommage, mais seulement un ou deux, alors vous choisirez celui-ci avec bonheur.



Un film musical sur la liberté, la parole de la femme (articles liés 2024)

lundi 7 octobre 2024 par Françoise

Compositrice, chanteuse, actrice et réalisatrice, Margherita Vicario a réalisé "Gloria !" en partant d’une excellente idée : rendre hommage à toutes les compositrices qui depuis la nuit des temps, domination masculine oblige, sont injustement restées dans l’ombre des grands compositeurs que l’on connaissait et qui sont tous des hommes.
Pour ce film, elle a choisi une époque bien particulière et un lieu particulier : 1800 et Venise.
A Venise en 1800 il y avait quatre hospices financés par la République, destinés à accueillir les jeunes orphelines ou abandonnées ou naturelles .. L’Institut Sant’ Ignazio où se déroule l’action du film, est supposé être l’un d’eux.



Un sujet dont personne ne veut discuter (articles liés 2024)

vendredi 4 octobre 2024 par Pierre Oudiot

On peut se réjouir que le titre original du second long-métrage (1:20) de Kartik Singh n’ait pas été traduit de façon littérale en français ; et pourtant c’est bien ce que nous propose son second long-métrage.. « Aussi gros qu’un éléphant dans le salon » pourrait traduire le titre original, expression typique pour indiquer une vérité qui, bien qu’évidente, est ignorée ou minimisée, bref un sujet dont personne ne veut discuter, que ce soit de tabous sociaux ou de situations embarrassantes…
Le réalisateur Kartik Singh enfant d’immigrés indiens installés aux États-Unis, observe dans les moindres détails la comédie des malentendus culturels qu’il trans-pose en moments d’interactions humaines, drôles ou émouvants. Il filme des his-toires de la marge mettant en scène des héros improbables, des histoires de fa-milles et d’amis, dans des contextes variés, en Europe dans ce film.
Cette comédie romantique suit un quadragénaire en surpoids (Floriano Cano-naco — dans le rôle principal de Gianni). Mais ne nous fions pas aux apparences, le scénario ouvre sur des questions (trop ?) multiples dont celles de la ou des solitudes des protagonistes, celle de la quête de l’amour, ou celle à l’approche de la fin de vie silenciée de Rita (Wanda Iorno), mère de Gianni, attachante, rusée et pleine d’espoirs, et de celle encore de la séparation récente de Daniela (Lorena Scintu) qui arrive en ville…
Kartik Singh nous invite par touches allusives à visiter (ou à retourner) au ma-gnifique Golfe de Gioia-Tauro, où nous suivrons Gianni dans son environnement finalement bienveillant, dans des scènes parfois cocasses où la nature des relations ne s’encombre pas de l’apparence physique. Des contraintes sont nécessaires pour qui voudrait perdre du poids, on le sait ; faut il en rire ou s’y apitoyer ? Une romance cinématographique dans les rues pavées d’Amantea cadre idyllique, porte à nouveau le regard filmique de la différence… mais saura-t-on jamais si le buccunotto, spécialité de pâtisserie locale, à base de de chocolat, de café et d’épices serait à l’origine de l’obésité du héros du film…
Le titre pourrait enfin permettre d’associer librement avec des films qui évoquent « L’éléphant dans le salon », ou dans les champs de foire pour le remarquable « Elephant Man » de David Lynch, et encore le non moins violent. « Elephant » , film probablement le plus connu de Gus Van Sant, mais aussi le tout récent « Babylone » de Damien Chazelle qui fait littéralement entrer l’éléphant dans le salon…



Une ode à la liberté (articles liés 2024)

mardi 1er octobre 2024 par Georges.J

Paolo Sorrentino est un réalisateur, scénariste et écrivain italien, né à Naples, il a 54 ans des plus connu en Italie comme à l’international. Il est de ceux qui dans le début des années 2000, alors que le cinéma Italien était au creux de la vague, ont permis à ce cinéma de reprendre sa place parmi les grandes nations du cinéma. Il a dix longs métrages à son actif. Son sixième film, La Grande Bellezza, obtient l’Oscar du meilleur film étranger en 2014.
Il n’est pas étonnant que notre Conférencier JC Mirabella, spécialiste du baroque dans le cinéma italien apprécie tout particulièrement ce réalisateur car Paolo Sorrentino appartient nettement aux auteurs baroques. D’ailleurs, il nous en parlera longuement lors de sa conférence (entrée libre) du dimanche matin à l’Alticiné.



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