LES CRAMÉS DE LA BOBINE
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Articles de cette rubrique


Article de Georges (articles_liés_2026)

mercredi 1er avril 2026 par Georges.J

Aurélien Peyre est né le 1er janvier 1992 à Paris. À l’âge de cinq ans, une marionnettiste-contorsionniste russe devient sa nourrice et lui donne goût au spectacle, très jeune il fait du théâtre, et vers 13, 14 ans il s’interesse au cinéma et voit son premier film pour les grands « la strada » qui lui donne immédiatement envie d’être… italien ! Plus tard, il a fait l’Essec, il y apprend le métier d’assistant réalisateur. Et si vous avez la curiosité de lire les critiques de ce premier long métrage, vous ne manquerez pas d’en constater les éloges. Voici le synopsis :
Hugo a 19 ans. Comme chaque été, il passe ses vacances sur une île atlantique, dans la petite maison familiale. Mais cette année est différente, Hugo s’est transformé physiquement et arrive accompagné de sa petite amie, Queen, une esthéticienne dont la verve et les longs ongles strassés détonnent avec la sobriété et la timidité du jeune homme. Rapidement, le couple devient l’objet de tous les regards.
Avec "L’épreuve du feu" Aurélien Peyre, a souhaité prolonger l’histoire au coeur de son précédent moyen métrage " coqueluche", plus il le regardait, plus il en voyait les défauts, les erreurs. Grand bien lui en a pris, il réalise avec l’épreuve du feu, un premier long remarquable de sensibilité et de finesse. D’ailleurs le public ne s’y trompe pas, celui d’Allo-ciné lui donne 4/5, une note rare, du côté des critiques professionnels c’est pareil, écoutons le masque et la plume et au total, j’ai rarement vu un film produire une telle unanimité. Et j’ai aimé que certains critiques fassent référence à « Pas son genre » de Lucas Belvaux dont il prend amicalement le contrepied. Pour les acteurs, si Felix Lefebvre qui interprète Hugo est bien trouvé et qu’il est un acteur reconnu, jouent à ses côtés des actrices formidables à commencer par Anja Verderossa qui interprète Queen, un rôle très difficile, elle y est tellement vraie, et bon... avant ce film elle était inconnue, nous la reverrons c’est sûr.



Un double récit d’apprentissage (articles_liés_2026)

mercredi 1er avril 2026 par Georges.J

Voici un premier long métrage de Valery Carnoy, cinéaste belge formé à l’INSAS, les choses se présentent bien pour lui et ce n’est pas par hasard, Son film de fin d’études « Ma planète » avait gagné le prix du Meilleur film au Tallinn Black Nights Film Festival. Après un second court métrage « Titan » en 2021, sélectionné dans une centaine de festivals internationaux et récompensé par une trentaine de prix, voici « danse avec les renards »,

Valery Carnoy fait se rencontrer en un même jeune personnage, toute la complexité humaine, avec son vécu, son questionnement, et il le fait d’une manière fluide et harmonieuse…

Pour le rôle principal il a choisi le jeune Samuel Kircher, 22 ans qui interprète Camille après avoir été remarqué dans « l’été dernier » et « l’engloutie ». Il obtient avec ce film le prix d’interprétation masculine au Festival Premiers Plans.

Nous sommes conviés à un double récit d’apprentissage, à commencer par le nôtre, car nous découvrons dans ce film une forme de rapports humains, celle des jeunes d’aujourd’hui, avec leur langage et leurs codes et la violence masculine parfois... et celui de Camille ce jeune et talentueux boxeur. Etre un sportif de haut niveau, c’est aussi ne pas s’appartenir, c’est une ascèse. Or après un accident, à son corps défendant, il se questionne… Et son questionnement, procure de l’incertitude à tous les plans, même ceux qu’on fait pour lui. Voici un film très maitrisé. mais au fait pourquoi un tel titre ? Mais comment savoir si la danse des renards est un bon film ? Proposons un début de réponse : il trotte dans la tête...



Révolte silencieuse (articles_liés_2026)

dimanche 29 mars 2026 par Marie-Annick Laperle

Après quatre courts-métrages de fiction, tous récompensés dans des festivals européens, la réalisatrice suisse Marie-Elsa Sgualdo, réalise son premier long-métrage, sélectionné et remarqué lors de la 82ème Mostra de Venise en 2025.
Elle y explore un moment charnière dans la vie d’une très jeune femme, encerclée de devoirs, de rigueur religieuse et par la menace sourde de la guerre. Son récit s’ancre dans la Suisse des années 1940, un pays où le droit de vote ne sera accordé qu’en 1971 et où la dépénalisation de l’avortement ne sera voté qu’en 2002.
Enceinte à quinze ans à la suite d’un viol, Emma, portée par la magnétique Lila Guéneau, va effectuer un parcours d’émancipation et de résistance vers la liberté. La réalisatrice revendique son film comme « une lettre d’amour aux femmes de sa famille ». Après s’être interrogée sur les possibilités des générations précédentes, elle explique avoir revisité sa propre lignée maternelle et découvert combien celle-ci avait été marquée par des choix contrariés et douloureux de maternité. Elle a compris aussi que les femmes de sa famille avaient cherché à desserrer le carcan social et moral qui les étouffaient.
« A bras le corps » propose donc un récit d’apprentissage, de résilience et d’émancipation. Emma tombe, se relève, avance coûte que coûte, sans se voir comme une victime. Et comme l’écrit la réalisatrice, le film devient « un voyage cinématographique fort et inspirant vers la liberté, porté par l’élan vital de la jeunesse. »
Un film qui n’est pas sans rappeler le très beau « Vermiglio ou la mariée des montagnes ».



Portrait de quatre jeunes femmes qui veulent choisir leur destin (articles_liés_2026)

vendredi 27 mars 2026 par Françoise

Bérangère MacNeese est une jeune femme ( 37 ans ) qui a déjà une longue carrière derrière elle.
Née à Bruxelles, d’un père américain et d’une mère belge, autodidacte, elle joue enfant dans des publicités puis suit des cours de théâtre avant de partir pour Paris à l’âge de 18 ans dans l’espoir de devenir comédienne.
Pari réussi, puisque elle tourne avec Dany Boon, le grand public la découvre dans la série HPI puis dans d’autres séries télévisées, et en 2024, elle est nommée au Magritte du Meilleur Espoir féminin pour son rôle dans « Ailleurs si j’y suis » de François Pirot .
Cette même année, elle rejoint la série de Jamel Debbouze , Terminal sur Canal + et même tourne dans la Saison 4 de « Emily in Paris ».
Elle a donc à ce jour une copieuse, carrière d’actrice au cinéma, courts et longs métrages, ainsi qu’à la télévision.



Compartiment Tueurs - article de Marie-Annick Laperle (articles_liés_2026)

mercredi 14 janvier 2026 par Marie-Annick Laperle

COMPARTIMENT TUEURS (1965 – 1h35)

Sorti en 1965 et inspiré du roman de Sébastien Japrizot, « Compartiment tueurs » est le premier long-métrage de Costa Gavras. Le film éblouit par sa distribution : Yves Montand, Simone Signoret, Catherine Allégret, Michel Piccoli, Jean-Louis Trintignant, Jacques Perrin, Pierre Mondy, Charles Denner. Retrouver sur grand écran ces acteurs disparus mais inoubliables est déjà une première satisfaction de cinéphile. Etre tenu en haleine par cette histoire de meurtre dans un compartiment du train Paris-Marseille en est une deuxième.

Connu plutôt pour son cinéma politique, Costa Gavras signe un premier film étonnant, un polar plein d’esprit, rythmé de courses poursuites, de travelling impressionnants, de plans d’une grande inventivité et de savoureux numéros d’acteurs. Costa Gavras parvient à intégrer la tradition française très scénarisée et dialoguée dans l’univers du film noir américain. Il a trente et un ans et son film se tient bien loin de ceux de la génération de l’époque : la nouvelle vague.

Rappelons que le film connut un succès retentissant, en France comme aux Etats-Unis. Un film à voir et à revoir absolument.



Adults in the Room - article de Françoise Fouillé (articles_liés_2026)

samedi 3 janvier 2026 par Françoise

Il s’agit du dix-neuvième long métrage de Costa-Gavras ( 85 ans ).
Après 7 années de crise, la Grèce est au bord du gouffre. Un nouveau gouvernement démocratique est élu en 2015, dirigé par Alexis Tsìpras qui nomme un nouveau ministre des finances, Yanis Vároufakis en novembre 2015, et fait tout pour sauver son pays. Le film en fait un véritable héros antique, qui affronte des politiques européens cyniques et hypocrites, dans un jeu dont les dés sont pipés.

C. Gavras transforme en film d’action le combat démocratique du peuple grec face aux dogmes idéologiques de l’Union européenne lors des réunions de l’Eurogroupe ( crée en 1997 pour débattre des responsabilités des pays en ce qui concerne l’euro ).
C’est l’histoire universelle, d’un peuple emprisonné dans sa dette colossale. Une tragédie où chacun joue sa partition, où les personnages ne sont ni bons ni diaboliques, mais mûs par leurs intérêts.
Face à la gravité de la situation, les dirigeants de l’Europe accordent un énorme prêt à la Grèce, mais assorti de conditions drastiques, inhumaines. Le prix c’est celui de l’austérité ; un million de personnes perdent leur emploi, les retraites baissent de 45% et les salaires de 40%.
Résultat, la Grèce vit une vrai crise humanitaire, par exemple 60% des enfants vivent sous le seuil de pauvreté .

Le scénario est tiré du livre de Yánis Vároufakis « Conversations entre adultes. Dans les coulisses secrètes de l’Europe ».
En fait, le titre du livre « Adults in the room » vient d’une phrase prononcée par Christine Lagarde ( alors chef du FMI ) lors d’une réunion de l’Eurogroupe, où elle aurait dit : » We need adults in the room ».
Le film montre des personnalités connues : Christine Lagarde, Michel Sapin, Emmanuel Macron, entre autres.

Fidèle à ce témoignage, il donne une dimension tragique à la relation entre le premier ministre grec et son ministre des finances. Le cinéaste a accumulé toute une documentation en vue du film.
Gavras a voulu réaliser un film international ( et internationaliste ) tous les rôles étant tenus par des acteurs de la même nationalité que les protagonistes qu’ils incarnent.

Comme souvent ( voire toujours dans les films de Costa Gavras) c’est par l’action que se fait la narration.
Il a voulu créer une tension dramatique dans le huis clos des réunions technocratiques européennes.

Ce film qui est un cri du coeur du cinéaste né en Grèce ( pays qu’il a quitté à l’âge de 19 ans mais auquel il s’est toujours senti attaché). C. Gavras a personnellement participé au montage du film, et la musique d’Alexandre Desplat a remporté un prix .
Ce film, a été présenté en hors compétition à la Mostra de Venise en 2019, 142.000 spectateurs français l’ont vu lors de sa sortie en 2019.

Une occasion pour nous, six ans après pour revoir et réfléchir sur un cinéma qui tente de décrire et d’analyser l’histoire des hommes, ici des grecs, qui ont traversé une période tragique de leur vie.



L’Aveu - article de Marie-Christine Diard (articles_liés_2026)

mercredi 31 décembre 2025 par Marie-Christine Diard

L’aveu est un des films les plus connus de Costa Gavras tourné en 1970, dont l’assistant-réalisateur est Alain Corneau et les principaux acteurs Yves Montant et Simone Signoret.
Kostantinos Costa-Gavras, de nationalité franco-grecque, est né en Grèce en 1933. Comme il ne peut étudier en Grèce car il est un opposant à la dictature des colonels, il est contraint de fuir et rejoint Paris où il s’inscrit en licence de lettres à la Sorbonne. Chacun de ses films témoigne de son engagement et propose une réflexion sur le pouvoir.
En janvier 1951, Artur London, dit Gérard, un haut responsable du régime communiste tchécoslovaque se retrouve accusé d’espionnage au profit des Etats-Unis. Tout est fait pour lui extorquer des aveux de crimes qu’il n’a pas commis.
Brisé par la torture et les privations, le manque de sommeil, de nourriture, ainsi que l’obligation de marcher lors de ses interrogatoires, il finit par avouer des crimes qu’il n’a pas commis en récitant un texte d’aveu que ses geôliers lui ont fait apprendre par cœur.
Après sa réhabilitation en 1956, Gérard émigre en France mais reste fidèle à l’idéal communiste de sa jeunesse. Il se rend alors compte que l’URSS et les démocraties populaires ne sont pas aussi libres qu’il le souhaiterait.
Il revient en Tchécoslovaquie, en 1968, lors du Printemps de Prague, et assiste le jour même de son arrivée à l’invasion du pays par les forces du pacte de Varsovie.



Z - article de Georges Joniaux (articles_liés_2026)

lundi 22 décembre 2025 par Georges.J

Z, ce film prodigieux de Costa Gavras, sans doute l’un des plus beau de l’année 69, un film engagé que beaucoup de producteurs ne voulaient pas faire pour des raisons pécuniaires...un film pareil, ça ne pouvait pas marcher, trop bavard.

Ils ont été bien punis de leur frilosité avec un box office à 4 millions de spectateurs en France et de 21,5 millions de spectateurs aux USA , ils ont dû y repenser souvent avant de s’endormir.

Cependant, le film ne s’est pas fait tout seul, face aux conservatismes, Costa Gavras qui avait pour ami Yves Montant pouvait espérer que sa simple présence dans le casting aurait fini par emporter la décision ? Il n’en fut rien.

A part la part CNC, rien. « C’est de Jacques Perrin que va venir la solution en devenant un producteur passionné. C’est lui qui a l’idée que le film se tourne en Algérie, où il vient de produire un documentaire. « Pour moi, il y avait l’architecture, les rues, le port, la mer, tout ce que je cherchais. Comme à Salonique, où se passait l’action du film », conclut Costa-Gavras. »

La suite nous la connaissons, Z a été récompensé par le prix du jury à Cannes, l’Oscar du meilleur film étranger, celui du meilleur montage et le prix d’interprétation masculine à Jean-Louis Trintignant.

Z s’inspire d’un roman éponyme de Vassílis Vassilikós publie en 1966 retraçant l’assassinat du député grec Grigóris Lambrákis en 1963 et l’enquête menée par le juge d’instruction Chrístos Sartzetákis. Et c’est avec Jorge Semprun que Mikis en écrira le scénario, réinventant rythme et suspens.

Quand on repense à Z, la musique simultanément nous revient à l’esprit, elle a été écrite par Mikis Théodorakis, le plus grand folkloriste grec, le plus connu, le plus aimé du peuple Grec, mais à cette époque, il était le plus inapprochable car gardé en résidence surveillée par des policiers. Il ne pouvait donc pas écrire pour le film. Costa Gavras dit : « c’était le seul musicien du monde dont pas les paroles mais la musique uniquement soit interdite ». Costa Gavras a fait le choix d’adapter des morceaux de son œuvre antérieure. Il ne découvrira le film et sa musique qu’une fois libéré et exilé en France.

On se souvient aussi du formidable casting, bien sûr Yves Montant dans le rôle de Z, « le député progressiste assassiné dans un pays méditerranéen » dit pudiquement le synopsis, Irène Papas est la seule femme et l’épouse du député, Trintignant en Juge implacable, Jacques Denner toujours fébrile, Jacques Perrin en photojournaliste sagace, (je me souviens qu’à un moment il avait un Leica et shootait en salve), on ne va pas tous les citer, mais tout de même, dans les rôles secondaires Pierre Dux en colonel offensé, et Bozzufi dans Vago, vous vous souvenez, l’homme qui disait : « L’assassin était souple et féroce comme un tigre ». Ces acteurs plus coordonnés que dirigés, n’en font jamais trop, chacun se sent investi de son rôle à la juste mesure, comme s’il avait pour mission de reconstituer l’authenticité de l’histoire.

Contrairement aux objections de malheur des producteurs pusillanimes, dès les premières minutes, Z nous prend à la gorge. Il y a une tension sans relâche jusqu’à la dernière image. Dans le film, s’opposent des barbouzes, des militaires menteurs et corrompus, des hommes politiques peu recommandables et des opposants pacifistes pour certains, pas toujours blancs-bleus, mais combatifs résolus. Et puis il y a le rôle dévolu à Trintignant, celui du juge impartial...Et on imagine que puisque ces personnages existent dans la vraie vie, les ennemis de la démocratie ont de bonnes raisons de chercher à les affaiblir autant qu’ils le peuvent.

On peut voir ce film pour son hymne à la démocratie, partout mise à mal, hier comme aujourd’hui. Comme une note d’espoir aussi...Pour la beauté du jeu de ses acteurs, tous remarquables...pour son montage saisissant...pour se rappeler de cette époque optimiste où il nous semblait bêtement que la liberté guidait nos pas et que l’avenir serait radieux. Mais surtout, on peut voir Z parce que c’est aujourd’hui comme hier une œuvre cinématographique forte, inoubliable.



Un huis clos politique (articles_liés_2026)

vendredi 2 janvier 2026 par Frédérique Sibi

Adults in the Room retrace les négociations lors de la crise de la dette grecque de 2015. Le film adopte le point de vue de Yánis Varoufákis, alors ministre des Finances du gouvernement Syriza. Chargé de renégocier la dette grecque, Varoufakis affronte les institutions européennes — Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI — qui imposent des politiques d’austérité sévères. Les négociations se déroulent dans un climat de tension extrême, marqué par des rapports de force inégaux.
Le film présente l’affrontement entre un gouvernement démocratiquement élu et les institutions européennes. La narration insiste sur la violence symbolique des négociations économiques, présentées comme un huis clos politique. Costa-Gavras montre comment le langage financier devient un instrument de domination politique.
Varoufákis incarne une tentative de résistance intellectuelle et morale face à l’austérité. Son isolement progressif souligne les limites de l’idéalisme en politique économique.
Le personnage d’Alexis Tsípras illustre le dilemme entre fidélité au mandat populaire et contraintes internationales. La capitulation finale de la Grèce est présentée comme une défaite politique.
Le film questionne la souveraineté des États face aux marchés et aux institutions supranationales.
Il oppose constamment rationalité économique et souffrance sociale.
La mise en scène sobre renforce la dimension implacable du récit. Adults in the Room s’inscrit ainsi dans le cinéma politique engagé de Costa-Gavras.



La Mainmise des États Unis sur l’Amérique latine (articles_liés_2026)

jeudi 1er janvier 2026 par Cramés

La génération dont je fais partie est venue à la politique dans les années soixante pendant la guerre d’Algérie et plus tard celle du Vietnam.
Cinéphiles, nous ne voyions rien dans le cinéma de l’époque qui traitait directement de questions politiques : Les films de René Vautier ou "La Bataille d’Alger"
réalisé et produit en Italie étaient censurés ; certes la dernière guerre d’Algérie apparaissait très discrètement dans quelques films d’Agnès Varda, de Jacques Demy, d’André Téchiney de Jean Luc Godard ou de Jacques Rozier.

Nous avons dû attendre le cinéma de Costa Gavras avec Z et ses films suivant pour sortir des salles bouleversés concernés et mobilisés. Ses films ne sont pourtant pas des films militants.
Missing tourné au Chili sous le gouvernement du socialiste Salvador Allende, sortit en salle en 1982, 9 ans après le coup d’état de la junte militaire mené par Pinochet.
Dans ce film, produit par Universal Picture, Costa Gavras nous raconte l’histoire vraie d’un citoyen des États Unis, incarné par Jack Lemmon, cherchant son fils disparu et assassiné par la junte.
Associé à une major américaine grâce au succès de Compartiment tueurs et de Z il a cependant souhaité et pu effectuer le montage et la postproduction en France.
Costa Gavras a reçu pour ce film la Palme d’or au Festival de Cannes et le Prix d’interprétation pour Jack Lemmon (de "Certains l’aime chaud" et de La Garçonnière !).
Il sera l’objet aux États-Unis d’une offensive hostile des autorités alors que commençait la présidence néoconservatrice de Ronald Reagan.
Mais le New York Times dira de ce film qu’il était le plus réussi des mélodrames politiques de Costa Gavras.
Henri
J’ai rédigé cet article après avoir lu la brochure "Costa-Gavras ou l’Espoir" d’Edwy Plenel.



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