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Film français (1h33, septembre 2010) de Fabrice Gobert avec Ana Girardot, Jules Pelissier, Esteban Carvajal Alegria.
Mars 1992 dans une petite ville de la Région Parisienne. Lors d’une soirée bien arrosée, des adolescents découvrent dans la forêt un corps enfoui dans les broussailles un corps apparemment sans vie.
Quinze jours plus tôt.
Au lycée Léon Blum, un élève de Terminale C manque à l’appel. Des traces de son sang sont retrouvées dans une salle de classe. Fugue, enlèvement, suicide, meurtre… toutes les hypothèses sont envisagées.
Quelques jours plus tard, une élève de la même classe est notée absente sans que ses parents sachent où elle est. Une jeune fille apparemment sans histoire et sans lien direct avec Simon.
Le lendemain, un troisième élève, toujours de la même classe, disparaît à son tour...
20 Minutes - Caroline Vié
Le talent de Gobert est d’avoir su accommoder ces divers ingrédients à sa sauce en réalisant l’une des meilleures surprises de cette rentrée. Simon Werner a disparu est une véritable trouvaille.
Le Journal du Dimanche - Carlos Gomez
Simon Werner a beau piétiner allègrement différents genres, il trouve vite sa couleur propre. [...] Ludique.
Réalisation : Fabrice Gobert
Acteurs :
Ana Girardot (photo) : Alice
Jules Pelissier : Jérémie
Esteban Carvajal Alegria : Luc
Laurent Delbecque : Simon
Serge Riaboukine : Jean-Baptiste
Audrey Bastien : Clara
Arthur Mazet : Jean-Baptiste Rabier
Yan Tassin : Frédéric
Selma El Mouissi : Laetitia
Les Cramés de la Bobine proposent cette semaine à l’AlTiCiné Simon Werner a disparu du réalisateur français Fabrice Gobert, avec Ana Girardot, Jules Pelissier, Esteban Carvajal Alegria et Laurent Delbecque dans les rôles principaux.
L’histoire se déroule en 1992 dans une petite ville de la région parisienne. Suite à une fête arrosée, le corps d’un adolescent est découvert dans une forêt. Quinze jours plus tôt, des faits mystérieux avaient secoué un lycée de la même région : des traces de sang dans une classe et deux disparitions. Que s’est-il passé ?
Grande surprise du cinéma français, Simon Werner a disparu a été salué par la critique pour son audace artistique. Ce film surfe sur plusieurs genres cinématographiques : le teen-movie, le polar et le film d’épouvante.
Influencé par les films pour adolescents américains, Fabrice Gobert s’en démarque grâce à son choix narratif : il suit quatre personnages différents en quatre chapitres, chacun avec son propre style. Dans la même logique, reprenant quelques archétypes des teen-movies traditionnels – le sportif, la bimbo, le souffre-douleur, le premier de la classe, le comique – le réalisateur brouille les pistes "comme [si les acteurs] essayaient de se définir par rapport à ces modèles sans y parvenir vraiment : le sportif a la jambe dans le plâtre, le comique est drôle malgré lui, l’intello est mauvais en maths, la jolie fille est une cérébrale", dit-il.
Ce film étonnant, rythmé par la musique de Sonic Youth, baigne dans une atmosphère étrange et dans une époque qui rappellera des souvenirs à certains, le début des années 90 : une époque où les adolescents vivaient sans Internet, sans Facebook et sans téléphones portables.
"Simon Werner a disparu", le premier film de Fabrice Gobert, avec Ana Girardot et Jules Pélissier dans les roles principaux (Alice et Jérémie), présenté au festival de Cannes 2010 dans la section "Un certain regard", est une oeuvre à la fois prometteuse et controversée, plus sans doute par le public que pour la critique, assez partagée : la soirée-débat du mardi 26 octobre a fait apparaitre la même ligne de fracture entre les tenants d’un essai original, jouant sur différents genres (le teen-movie, le thriller lycéen, le fantastique par moments) et plusieurs points de vue dans sa présentation chapitrée en 4 parties autour des personnages de Jérémie, Alice, Rabier et Simon et les spectateurs déçus, invoquant un exercice de style assez désincarné, un scénario trop ténu, un puzzle déroutant et jamais reconstitué pour une fin anti-spectaculaire, nullement attendue ou préparée, frustrante assurément par-delà le choix concerté du metteur en scène : tout ça pour ça - - a-t-on envie de dire en effet !
fr
Films depuis 2009
Année 2010
Simon Werner a disparu
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