LES CRAMÉS DE LA BOBINE
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Nord

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Nord (Nord)

jeudi 14 octobre 2010 par Cramés
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Semaine du 14 au 19 octobre
Soirée-débat mardi 14 octobre à 20h00

Film norvégien (vostf, 1h18, mars 2010) de Rune Denstad Langlo
avec Anders Baasmo Christiansen, Lars Olsen, Mads Sjogard Pettersen.

Prix Fipresci au festival de Berlin 2009

Synopsis : Jomar Henriksen, ancien skieur professionnel, travaille comme employé sur les pistes. Il passe son temps à fumer, à boire et surtout à ne rien faire.
Un jour, un ancien copain se présente chez lui et lui annonce qu’il est le père d’un enfant qui vit avec sa mère dans le nord du pays : c’est le moment où jamais de tourner le dos à cette existence. Commence ainsi un voyage à moto-neige ponctué de rencontres loufoques et d’aventures insolites.

Bande annonce     Dans la presse     Article de Claude     Histoire du cinéma novégien
Journal des débats     BO France : nc



Dans la presse (Nord)

dimanche 26 septembre 2010 par Bruno
Casting Réalisation : Rune Denstad Langlo Acteurs Anders Baasmo Christiansen : Jomar Henriksen Lars Olsen : Ailo Mads Sjogard Pettersen : Ulrik Marte Aunemo : Lotte Kyrre Hellum : Lasse Astrid Solhaug : Mari Ole Dalen : Sir Trondelag Celine Engebrigtsen : Overlege Kran (…)


L’avis des Cramés de la Bobine au sujet de Nord (Nord)

samedi 16 octobre 2010 par Claude

Les Cramés de la bobine proposent, la semaine du 14 au 19 octobre 2010, Nord, une comédie dramatique norvégienne de 1h18, de Rune Denstad Langlo.

Jomar Henriksen, ancien skieur professionnel, travaille comme employé sur les pistes. Il ne veut désormais plus entendre parler de ski et néglige les tâches qu’on lui a confiées. Il passe son temps à fumer, à boire et surtout à ne rien faire.

Un jour, un ancien copain se présente chez lui et lui annonce qu’il est le père d’un enfant qui vit avec sa mère dans le nord du pays : c’est le moment où jamais de tourner le dos à cette existence vide. Commence ainsi un voyage à moto-neige ponctué de rencontres loufoques et d’aventures insolites qui vont faire mûrir Jomar comme autant de rites initiatiques.



Bande annonce (Nord)

jeudi 23 septembre 2010 par Cramés


Journal des débats (Nord)

mercredi 20 octobre 2010 par Claude

"Nord", film norvégien de Rune Denstad Langlo, est un curieux road ou plutot snow-movie à l’humour décalé, voire déjanté : le cinéaste a choisi de faire évoluer son personnage, Jomar Henriksen, ancien skieur professionnel quitté par sa femme, qui noie son spleen dans la dope et l’alcool, buvant à meme le bidon, dans un grand Nord peuplé d’étranges personnages : une petite fille, un jeune dépanneur apparemment homophobe, dont la méfiance à l’égard de Jomar et la forfanterie de virilité finissent par jeter le doute sur sa propre orientation sexuelle - cet étrange rituel de la tonsure amicale bientôt couverte d’un coton imbibé d’alcool à...boire - et la rencontre finale avec un vieillard dont l’apparente sérénité masque mal la détresse puisqu’il se suicide : attendant la fonte des neiges, il s’attache à son traineau avant de se retirer dans sa hutte et, dans son sommeil, est emporté dans une scène ahurissante de tragi-comique : son corps glisse comme une savonnette sur 50 mètres avant de sombrer dans les craquements de la glace !
Ces deux moments suffisent à donner le ton décalé, absurde de cette quête - de l’enfant méconnu dont un ami vient lui apprendre l’existence dans son repaire - et de cette rédemption ou plutôt de cette sortie du tunnel, ce tunnel qui lui fait si peur - rappelle Jean-Loup et qu’il est incapable de négocier avec sa moto-neige : au fond, le voyage de Jomar, de la Norvège vers le grand Nord, est l’histoire d’un lent retour à la vie pour ce colosse aux pieds d’argile, pour ce regard chaviré dans un visage poupin et rondouillard : comme dans "Jaffa" ou "Huit fois debout", ce sont nos enfants qui nous poussent ; ce sont nos enfants qui nous sauvent !
Les dernières séquences, pour elliptiques et inexpliquées qu’elles puissent paraitre, dessinent puis réalisent l’espoir ténu et têtu qui s’était brusquement levé pour cet homme à la dérive que l’hôpital psychiatrique ne pouvait plus prendre en charge, que la société remisait dans ses déprimantes remontées mécaniques : le sourire lui vient enfin aux lèvres lorsqu’il rencontre cet ami aussi farfelu que lui ; le vieillard et sa fin absurde le convainquent de ne pas se laisser glisser sur une mauvaise pente ; et l’ultime plan, si bref, si intense qu’il en est presque frustrant pour le spectateur, réunit sans un mot de dialogue le géant à skis et l’enfant haut comme trois pommes enfin retrouvé. Magie de l’image et de l’enfance salvatrice !

Claude



Histoire du cinéma norvégien (Nord)

lundi 4 octobre 2010 par Bruno

Pour avoir un aperçu du cinéma norvégien, les Cramés de la Bobine vous invitent à découvrir le site des Givrés d’la Bobine (le fondateur nous a indiqué qu’il avait un peu copié le nom de notre association), consacré, comme son nom l’indique, au cinéma nordique : http://www.lesgivresdlabobine.com.