LES CRAMÉS DE LA BOBINE
Accueil > Films depuis 2009 > Articles liés 2020 > Articles liés 2020

Articles liés 2020

Articles de cette rubrique


Un beau film optimiste (Citoyens du monde) (Articles liés 2020)

lundi 21 septembre 2020 par Martine.P

Citoyens du monde est le troisième film de Gianni Di Gregorio ; acteur et scénariste, il a remporté le prix du meilleur premier film pour Le déjeuner du 15 août en 2008 puis il a réalisé GIANNI et les femmes en 2011. Ce troisième film est une « utopie joyeuse ».

Un professeur de latin à la retraite et son vieux copain désespérés par la modestie de leur pension décident de quitter l’Italie pour un pays où la vie est moins chère. Un troisième larron se joint à cette aventure bien mal engagée. Le trio s’organise. Le bagout des trois lascars, grandes gueules versatiles et attachantes, est le principal atout de cette nouvelle comédie de Gianni Di Gregorio.

L’acteur-réalisateur propose une jolie balade romaine dans le quartier du Trastevere dont le rythme tranquille apaise.

Tout le monde ne partira pas à l’étranger, les personnages se contentent de ce qu’ils ont mais un mouvement s’est créé dans leur propre vie.

Un beau film optimiste pour conclure ce festival du cinéma italien dans l’esprit léger et parfois cruel des grands réalisateurs du passé.



Michel-Ange, le peuple et le marbre (Michel Ange). (Articles liés 2020)

mardi 29 septembre 2020 par Françoise
Michel-Ange de Andrei Konchalovski

Le réalisateur

Issu d’une famille d’intellectuels et d’artistes russes (il est né à Moscou en 1937). Il est le fils de l’écrivain Sergueï Mikhalkov et le frère du cinéaste Nikita Mikhalkov.

C’est un artiste multiple : scénariste, réalisateur, producteur, acteur et compositeur.

Se destinant à une carrière de pianiste, il étudie dix ans durant au Conservatoire de Moscou. Sa rencontre avec Andreï Tarkovsky, avec qui il co-écrit des scénarios (L’enfance d’Ivan, Andreï Roublev) l’oriente vers le cinéma.

Son premier long métrage, Le Premier Maître en 1965 reçoit un accueil favorable en URSS et dans de nombreux festivals internationaux. Mais son deuxième film, Le Bonheur d’Assia en 1967 est censuré par le pouvoir soviétique, et ce film ressorti 27 ans plus tard , sera considéré comme son chef-d’œuvre.

Cinéaste prolifique, Konchalovsky adapte des classiques soviétiques, tels Tourgueniev et Tchekhov avant de réaliser Sibériade qui remporte le Grand prix du jury à Cannes en 1979.

En 1980, il s’exile aux Etats-Unis où il réalise de nombreux films à Hollywood ainsi que des séries télévisées, ce qui lui vaut la reconnaissance des critiques américains. Il a aussi mis en scène de nombreux opéras et pièces de théâtre à travers le monde.

Puis il retourne s’établir en Russie dans les années 90. Dans ses films il pose la question des rapports avec le totalitarisme stalinien. La Maison des fous en 2002 décrivant la vie d’un asile psychiatrique en Tchétchénie, lui vaut le Lion d’argent au Festival de Venise.

C’est à la fin de l’été 2017, après une très longue préparation de 5 années qu’a débuté la production de son nouveau projet : Michel-Ange.

Le film

Pourquoi Michel-Ange ?

Le réalisateur a conçu ce film comme une « vision » un genre populaire à la fin du Moyen-âge auquel appartient La Divine Comédie de Dante. Il a voulu faire le portrait d’un homme de la Renaissance, d’un génie avec tous ses aspects humains. Konchalovsky a voulu montrer les rapports entre l’artiste et le pouvoir (parallèle entre Michel-Ange et Roublev) l’importance des rapports familiaux (ici la figure du père et celle des frères) pour lui il n’était pas question de tourner une biographie. Son film s’oppose à celui de l’américain Carol Reed L’extase et l’Agonie (1965) avec Charlton Heston dans la grande tradition hollywoodienne.

Le style du film

La référence au néo- réalisme est patente. Il explique que les gens de Carrare sont de Carrare, les toscans sont des toscans. La carrière est celle de Henraux dans les Alpes Apuanes et tous les décors, vêtements, maisons, coiffures ont été reproduits à l’identique par des maîtres artisans à partir de dessins et gravures de l’époque.

L’acteur principal, Alberto Testone (acteur mais aussi dentiste) a été choisi pour sa ressemblance étonnante avec les portraits de Miche-Ange, le visage ridé, les cheveux sales, les oreilles protubérantes etc. Il incarne un artiste génial mais aussi voleur, menteur, paranoïaque et insupportable.. c’est un être humain.

Le titre du film : Il Peccato (Le Péché)

Konchalovsky est parti d’une juxtaposition entre une peinture du Caravage et la reproduction d’une icône de Roublev. Il lui est apparu qu’il y avait un schisme entre l’art sacré et l’art religieux. "L’art sacré celui des icônes de Roublev ou des fresques de Giotto est dirigé vers les cieux alors que l’art religieux est dirigé vers l’Homme. Et c’est avec l’homme que je termine mon film".



Une question de parentalité (sole) (Articles liés 2020)

jeudi 24 septembre 2020 par Georges.J

Sole est le premier film de Carlo Sironi qui sort en ce moment dans nos salles, pour un premier film, on ne peut pas dire que ce cinéaste a choisi la facilité, Ermanno est un jeune homme qui passe ses journées à jouer aux machines à sous ou à faire de petits vols. Lena est une pauvre Polonaise qui arrive en Italie pour vendre le bébé dont elle est enceinte. Ermanno est appelé à jouer le faux père de l’enfant, pour permettre à son oncle d’obtenir la garde de la petite, en vue d’une adoption au sein de la famille. C’est un sujet cinématographique rare. On sait que les Italiens savent traiter les questions de la parentalité avec talent et originalité, qu’on se souvienne du superbe « Il padre d’italia de Pedro Mollo ». Ici c’est une autre histoire et une autre forme aussi. D’abord, le cadrage est particulièrement soigné, épuré, un peu froid ; il renvoie à la douleur de ces deux êtres malheureux, chacun dans leur malheur. Chez ce garçon nait un sentiment nouveau, quelque chose qui le renvoie à lui-même, à cette fille prête à vendre son enfant pour commencer une autre vie et à cet enfant qui va naître. Voici un film qui aborde avec sobriété et un tact infini, un sujet violent, et c’est un peu le reproche que lui on fait certaines critiques. Les pauvres, les transgresseurs ne sont pas seulement ceux qu’on nous montre au premier plan. Et c’est tout l’art de Carlo Sironi de nous embarquer dans cette situation complexe, dans cette expérience de vie où les sentiments se mêlent à un projet sordide, dans cette marchandisation d’un corps, d’un contenant pourrait-on dire, et où les personnages deviennent autrement. Nulle morale dans ce film, excepté la nôtre sans doute. Notons dans la distribution la magnifique Barbara Ronchi que nous avons vue dans [Fais de beaux rêves_>art2648] de Bellochio. Pour ma part, j’attends avec impatience les commentaires de Jean-Claude Mirabella pour ce premier film peu commun et important de Carlo Sironi, ce réalisateur à voir, et sans aucun doute à suivre…



Un joueur de foot et son prof (Il Campione) (Articles liés 2020)

jeudi 24 septembre 2020 par Georges.J

Que vous aimiez ou non les films sur le foot, et sur les champions, voici deux raisons pour aller voir ce film. Oui, le film traite de la fabrique des champions dans le milieu du football. Un milieu ou l’argent dégouline, ou des petits jeunes gens inconscients de la valeur des choses s’occupent d’une manière puérile tandis que se joue, au-dessus de leur tête des transactions financières qui sont d’autres formes de dribles. Mais ne nous arrêtons pas à la toile de fond. Ce qui nous intéresse dans ce film, c’est Christian, (Andréa Carpenzano) jeune et immature joueur de l’AS Roma dont l’image est un peu écornée par ses frasques. Alors, on décide de lui faire passer son bac, ça pose le jeune homme, lui donne le sérieux qui lui manque. Oui, mais on ne peut vraiment pas dire que ses qualités d’élève soit aussi bonnes que ses qualités de footballeur. Et là je dois m’arrêter un instant sur Andréa Carpenzano qui joue ce jeune footballeur, d’abord, il faut remercier le Directeur de Casting qui a trouvé un jeune homme crédible sur les deux tableaux, celui de gamin immature, pas très brillant dans ses études, et génial dans son métier. C’est un régal de voir évoluer ce jeune acteur, il est parfait. Que font les dirigeants ? Ils organisent un casting de professeur particulier. Lors de cette curieuse séquence va emmerger Valerio Fioreti interprété par Stefano Accorsi un grand acteur que nous connaissons bien (Une famille Italienne, Fortunata…) et qui sera ce mystérieux professeur, (tel que nous en avons vu dans le Discours d’un Roi). C’est la rencontre entre ces deux êtres qui est le cœur du film, celle qui va tout changer pour l’un et certainement pour l’autre aussi. Comment un professeur arrive à faire d’un jeune homme immature, de ce « surdoué, sous-doué » fragile quelqu’un d’autre. A lui donner non seulement des clés, mais la possibilité de devenir un homme capable d’agir et pas seulement de réagir. Un film d’apprentissage en somme… Oui, avec du rebond, du rythme. Tout ça durant le temps que dure un match de foot, mi-temps comprise ! Vous ne le regretterez pas.



Les Casseurs de pierre (Una promessa) (Articles liés 2020)

lundi 21 septembre 2020 par Laurence

Les deux réalisateurs, Gianluca et Massimiliano De Serio sont frères jumeaux, nés en 1978. Un fait divers, survenu en 2015, la mort sur son lieu de travail de la journalière, originaire des Pouilles, Paola Clemente a fait resurgir un drame familial : la mort de leur grand-mère paternelle, décédée en travaillant dans ces mêmes champs en 1958. Ainsi, les conditions de vie de ces travailleurs, des immigrés mais aussi des Italiens appauvris, n’auraient pas changé depuis toutes ces années.
Le film est tout d’abord la tentative de se réapproprier une âme, celle de leur grand-mère qu’ils n’ont jamais connue, à travers l’histoire et le corps d’une autre femme.
Le titre italien de ce film est Scapapietre, Brise-pierre. A l’instar de leur précédent film, Sept œuvres de miséricorde, inspiré d’un tableau du Caravage, celui-ci s’inspire d’une toile de Gustave Courbet : Les casseurs de pierres.

Les Casseurs de pierre de Coubet

Métier qu’exerçait leur grand-père paternel. L’art et l’autobiographie se mêlent intimement. Comme Courbet, ils souhaitent mettre les humbles au centre de leur film.
Et pour se réapproprier l’image de cette grand-mère décédée, ils mettent en scène l’histoire d’un père et d’un fils qui se retrouvent à devoir lutter pour leur survie après la disparition de la mère. Giuseppe et Anto vont affronter la dure vie des travailleurs journaliers. Antò, un enfant intelligent et mûr avant l’âge, devient pour son père sa seule raison de vivre et son unique encouragement à aller de l’avant. Et ce parcours de survie devient un voyage de réinvention de la mère.
Pour réaliser Una Promessa les réalisateurs ont enquêté sur l’exploitation des migrants, les caporaux, sur l’esclavage des latifundia agraires modernes. Les visages et les récits que Giuseppe rencontrera dans le ghetto de la propriété seront vrais. La mort de Paola Clemente inspire l’introduction du film, les rues et les quartiers des villages-ghetto en seront la toile de fond. Le mélodrame familial se nourrira de cette immersion dans la réalité et les deux forces du film seront la tendresse et la violence. Mais Una Promessa, l’histoire de Giuseppe et d’Antò est avant tout une histoire d’amour.



Hogar maternal (Maternal) (Articles liés 2020)

vendredi 18 septembre 2020 par Marie-Noël Barnier-Vilain

Maura Delpero, née à Bolzano Italie en 1975, étudie les Lettres à Bologna puis à Paris et s’installe ensuite à Buenos Aires pour étudier la dramaturgie et l’écriture de scénario.

Elle est l’assistante du réalisateur italien Vittorio Moroni sur La Ferie di Licu (2006). Explorant la limite entre la fiction et le document, Maura Delpero réalise ensuite des documentaires comme en 2013 Nadea e Sveta qui suit le parcours de deux femmes moldaves arrivées en Italie pour des raisons économiques laissant leurs familles derrière elles. Le film remporte des prix dans de nombreux festivals dont le Prix Solinas, le plus important concours de scénario en Italie.
Maternal est son premier long-métrage de fiction.
C’est l’histoire de la rencontre entre deux mères adolescentes et une jeune nonne italienne dans un foyer pour adolescentes à Buenos Aires mais c’est aussi la rencontre entre deux mondes que tout oppose. Bien que les pensionnaires et les religieuses vivent dans une proximité physique très étroite, elles sont à des lieues les unes des autres.

En Argentine, l’avortement est interdit et les adolescentes enceintes sont prises en charge dans des foyer laïcs et religieux comme celui montré dans Maternal où la maternité est au cœur du film.



Bande annonce Never Rarely Sometimes Always (Articles liés 2020)

mardi 15 septembre 2020 par Cramés


Bande annonce (Una promessa) (Articles liés 2020)

jeudi 10 septembre 2020 par Cramés


Le droit d’aimer est parfois bien fragile (Deux). (Articles liés 2020)

lundi 10 août 2020 par Georges.J

Avez-vous lu le synopsis nous dirait-il tout ? Regarderait-il par les trous de serrure ? Heureusement non, Il reste bien à sa place. Il ébauche vaguement, c’est bien sa fonction, le film de Filippo Meghetti qui réalise un premier long-métrage original, délicat et beau, qui de la vie quotidienne de ses personnages fait une œuvre originale, éclatante de vie.

Nous serons heureux de recevoir Malysone Bovorasmy, la co-scénarite du film qui nous parlera de la genèse et de l’invention de ce film au titre concis, qui claque et qui ouvre sur une infinité de possibles, tout comme le film d’ailleurs.

Nous avons eu l’avantage de voir ce film lors d’une avant-projection, il a son suspens, il est émouvant comme le sont souvent les histoires d’amour, il est profond, astucieux, tout plein de belles inventions comme tous les bons films.

Nous disions original, il l’est absolument. Nina et Madeleine ne sont plus tout jeunes, elles ont fait leur vie, comme on dit… Mais nous verrons que le droit d’aimer, qu’on pense naturel est parfois bien fragile, comme l’est la vie, le bonheur où la liberté. Nous sommes invités à partager un moment de l’aventure de ces deux êtres qui s’aiment. Il commence à un point de bascule de la vie familiale, au moment précis où les enfants s’autorisent ou se croient autorisés à devenir les parents de leurs parents. Mais ce qu’ils voient comme le bon sens même n’est-il pas préjugé, vue de l’esprit ?
Les deux interprètes principales sont épatantes, il y a Barbara Sukowa cette immense actrice que les cramés de la bobine ont vu jouer Hannah Arendt dans le film du même nom, ou dans Adieu l’Europe. Martine Chevallier, sociétaire de la comédie française, qui fut l’épouse de Francis Ford Coppola à elle aussi une belle filmographie. Ajoutons Léa Drucker cette actrice que tout le monde connaît, et qui à joué dans « Jusqu’à la garde » ce premier film que nous avons présenté au WEJR des cramés de la bobine.

Alors Deux, il faut le voir pour sa distribution, parce que nous n’avons jamais vu de films semblables et enfin parce qu’il n’oublie pas la fonction essentielle d’une œuvre, nous permettre de mieux comprendre notre monde, et tenter de nous rendre meilleurs.



La peur, la solitude, l’ennui (Des Hommes) (Articles liés 2020)

lundi 10 août 2020 par Marie-Noël Barnier-Vilain

Alice Odiot et Jean-Robert Viallet sont co-détenteurs du Prix Albert Londres 2010 pour La mise à mort au travail (2009) une série documentaire en trois volets : la destruction, l’aliénation et la dépossession, série diffusée sur FR3 qui explique comment les logiques de rentabilité pulvérisent les liens sociaux et humains. Alice Odiot est aussi co-détentrice avec Audrey Gallet de ce prix en 2012 pour Zambie, à qui profite le cuivre ? (2011), diffusé sur France 5, où les deux journalistes, après une enquête de près de deux ans sur la multinationale Glencore, le plus grand fournisseur mondial de cuivre qui refuse de payer ses impôts dans la Zambie qu’elle exploite et pollue, démontrent un vaste mécanisme d’évasion fiscale et de détournement de l’aide publique au développement.
Jean-Robert Viallet a réalisé une dizaine de documentaires pour la télévision et Alice Odiot en a réalisé 3, pour la télévision également.

Achevé en 2018, quelques semaines avant la fermeture du bâtiment, Des Hommes est leur premier documentaire long métrage pour le cinéma et a pour cadre la prison des Baumettes, dont les conditions de détentions ont été jugées « inhumaines » en 2012 par le contrôleur général des lieux de privation de liberté et a été fermée en 2018, où ils se sont, pendant 25 jours, plongés en immersion totale dans le quotidien infernal des détenus, "dans ce lieu de privation de liberté où l’objectif est de punir".
Une plongée saisissante et fascinante dans l’enfer de cette prison insalubre, inhumaine et paradoxalement mythique, pour esquisser le portrait de détenus à la vie suspendue, tout en dénonçant un système judiciaire obtus.
Les Baumettes, c’est une partie de Marseille, comme le dit Jean-Robert Viallet : "(…) toutes les villes ont des particularités : son église, son purgatoire du XVIIe, (…). À Marseille, on pourrait dire : son stade, son musée, sa prison."
Parfois, trop souvent les Baumettes constitue un cadre pour les jeunes détenus : ils y vont, sortent, reviennent, repartent. Et reviennent.
« Quand la prison commence à devenir un cadre pour la jeunesse, ça interroge, c’est problématique » dit Alice Odiot et « Quand on cherche dans les détails, dans les recoins et dans les petits moments de relations humaines, on voit que l’humanité peut resurgir » confie Jean-Robert Viallet.
Jamais montrée, la violence est omniprésente. Les morts en promenade, à la douche. Un homme condamné pour sept ans dit joliment « la prison, c’est la cuisine du diable – soit t’es le couteau, soit t’es la fourchette ».

La caméra baladeuse chope le quotidien, saisissant autant ce que les détenus veulent dire que ce qu’ils laissent échapper. Si l’innocence peut être surjouée le temps d’une commission disciplinaire, la souffrance, elle, n’est pas feinte et transpire à chaque plan. Des regards dans le vide qui font suite à des moments de grande lucidité, comme si mieux valait de ne plus penser.
Alice Odiot et Jean-Robert Viallet livrent un documentaire exceptionnel sur ceux qui étaient incarcérés au moment du tournage, dans le fameux établissement marseillais.
Terrible.



Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 1187907

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Films depuis 2009  Suivre la vie du site Articles liés 2020   ?

Site réalisé avec SPIP 4.4.15 + AHUNTSIC

CC BY-SA 4.0

Visiteurs connectés : 25