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Documentaire français (janvier 2022, 1h24) de Laurent Geslin
scénario : Laurent Geslin et Laurence Buchmann
PREMIER LONG MÉTRAGE
Synopsis : Au cœur du massif jurassien, un appel étrange résonne à la fin de l’hiver. La superbe silhouette d’un lynx boréal se faufile parmi les hêtres et les sapins. Il appelle sa femelle. En suivant la vie de ce couple et de ses chatons, nous découvrons un univers qui nous est proche et pourtant méconnu... Une histoire authentique dont chamois, aigles, renards et hermines sont les témoins de la vie secrète du plus grand félin d’Europe qui reste menacé... Un film pour découvrir le rôle essentiel que ce discret prédateur occupe dans nos forêts, l’équilibre qu’il a rétabli dans un milieu fragile mais aussi les difficultés qu’il rencontre dans un paysage largement occupé par les humains.
Les Cramés de la Bobine, sont heureux de contribuer à la diffusion de Lynx. Quelques magnifiques documentaires animaliers sortent actuellement sur nos écrans de cinéma.
Le public aime ces films pour leur beauté, leur grâce. Il les aime d’autant qu’il a conscience que ce monde est fragile et menacé de disparaître. Lynx, de Laurent Geslin appartient à ces films-là. C’est le premier film d’un grand photographe qui a consacré dix ans à l’observation des Lynx et qui est nous le verrons, un authentique pisteur.
Ménigoute*, octobre 2021. Je n’ai pas compté le nombre de films animaliers ou de nature que j’ai visionnés durant cette semaine de festival. Le matin, l’après-midi et le soir. Un peu las, je viens d’assister à la remise des prix. Beaucoup à dire...
Pour clore le festival et en avant-première, nous regardons le film Lynx. Et c’est un choc (pour
moi en tout cas).
Le film est beau, émouvant, juste, simple...
Nul besoin d’affirmer, jusqu’à l’excès, la difficulté de filmer ces animaux splendides.
Nul besoin donc d’être le centre de l’événement comme c’est trop souvent le cas dans les documentaires ou soi-disant documentaires, qui courent nos écrans. Y compris à Ménigoute. Mais pas plus besoin d’asséner des vérités « prêtes à penser » comme c’est trop souvent... etc.
C’est beau. Ils sont beaux. Leur vie est impressionnante et l’émotion est là simplement, rien qu’à les contempler. Quelle chance !
Nous n’avons pas, nous les humains, toujours le beau rôle. Pourtant l’amour de ces
vies est bien là. Il nous emmène. Loin. Pourquoi les tuer ? Mais aussi pouvons-nous
en disposer comme nous l’entendons ? Les détenteurs du savoir, et des opinions, jusqu’aux scientifiques, maîtres désormais de nos regards, n’ont pas toujours le beau rôle. Non plus. Et au fond, c’est dans notre regard, empathique, que se trouve le plaisir. Pas d’anthropomorphisme encombrant. Ils ne sont pas comme nous. Mais peut-être sommes-nous comme eux. Ou presque. Ou autant que cela. Les appels au fond de la forêt, et au fond d’une solitude normale, pour trouver un compagnon, au hasard des jours sont si universels pour tous les vivants.
C’est un film magnifique qui évite les regards convenus et les « auto-centrements ».
La simplicité, la richesse et la pudeur des vues nous redirigent vers des choses qui n’ont de sens que si nous apprenons à les regarder. Mais comme « en y étant ». Simplement.
Christian Chandellier
*Festival International du Film Ornithologique Festival de Ménigoute, octobre 2021
fr
Films depuis 2009
Année 2022
Lynx
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