LES CRAMÉS DE LA BOBINE
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Ajami

Articles de cette rubrique


Ajami (Ajami)

mardi 8 juin 2010 par Cramés

FILM PRÉCÉDENT - - - - - - - - - - - - - - — - — - - — - - - - - - - - - - - - FILM SUIVANT

- Semaine du 3 au 8 juin 2010

Soirée-débat mardi 8 juin à 20h00

Film israélien (vostf, 1h58, avril 2010) de Scandar Copti, Yaron Shani avec Shakir Kabaha, Ibrahim Frege, Fouad Habash.

  Caméra d’or Cannes 2009, mention spéciale

  Antigone d’or 2009 au festival du cinéma méditerranéen de Montpellier

  Prix du meilleur film au festival international du film de Jérusalem

Synopsis : Le quartier d’Ajami, à Jaffa, est un lieu cosmopolite où cohabitent Juifs, Musulmans et Chrétiens. Le jeune Nasri, âgé de 13 ans, et son grand frère Omar vivent dans la peur depuis que leur oncle a tiré sur un membre important d’un autre clan. Malek, un jeune réfugié palestinien, travaille illégalement en Israël pour financer l’opération que sa mère doit subir. Binj, palestinien, rêve d’un futur agréable avec sa petite amie chrétienne. Dando, un policier juif recherche désespérément son jeune frère disparu... L’histoire de destins croisés au coeur d’une ville déchirée.

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Critiques de presse (Ajami)

samedi 29 mai 2010 par Claude

Excessif
Gilles Botineau

On en ressort ému, les larmes aux yeux, et définitivement choqué. L’objectif est atteint.

Le Figaroscope
La rédaction

Un film d’une rare puissance (...) Un véritable choc.

Le Journal du Dimanche
Alexis Campion

Avec plusieurs intrigues et un scénario au cordeau, Ajami s’impose par son sens de l’action et son réalisme stupéfiant, révélateur de l’aliénation politique et émotionnelle de toute une société.

Le Monde
Jacques Mandelbaum

Ce film est un missile.

Les Inrockuptibles
Serge Kanganski

Mais Ajami ne tombe jamais dans le manichéisme, la dénonciation facile ou le message démonstratif (...). Il fait passer son "message" subtilement, comme en contrebande.(...)Pour tout amateur de cinéma neuf et alerte (...) ou qui rêve de voir ce sujet abordé par des angles renouvelés, avec plus de cinéma et moins de sociopolitique prévisible, Ajami est vraiment un am

L’Humanité
Jean Roy

Ajami est par ailleurs un film au rythme nerveux, dont la facture ne déshonorerait pas un Scorsese.

http://www.allocine.fr/film/revuedepresse_gen_cfilm=145927.html



Ajami (journal des débats) (Ajami)

mercredi 9 juin 2010 par Claude

Il est des événements culturels qui entrent en résonance aiguë avec l’actualité : avec le blocus de la bande de Gaza et le tragique arraisonnement par la marine israélienne d’un bateau humanitaire venant ravitailler les Palestiniens, "Ajami", film bicéphale, réalisé par Scandar Copti et Yaron Shani, duo israélo-palestinien, semble prendre tout son sens : l’oeuvre a produit hier soir, mardi 8 juin, une forte impression et, après le silence plombant des premières minutes suivant la projection, des réactions pour le moins controversées : les uns, tels Henri et Danièle, y ont vu avant tout un thriller à la Scorcese, entrecroisant des destins d’abord déclinés en chapitres successifs et comportant tous les ingrédients du genre (parrain, drogue, jeunes gens tournant mal et devenant de petits malfrats, père despotique, femmes soumises, code de l’honneur et de la vengeance...) - ce qui, tout en témoignant de l’universalité du propos, diluerait la réalité politique du Proche-Orient ; d’autres, Eliane et Christine surtout, auront été plus sensibles à la dimension politique, à ce quartier de Jaffa, Ajami, qui donne son titre au film : pour eux, le pari de montrer la difficile coexistence de trois communautés - juive, arabe et chrétienne - a été tenu mais force est de constater - me semble-t-il - que si la réalisation se veut oecuménique, avec deux cinéastes de confessions différentes, le résultat laisse perplexe quant aux intentions réelles des réalisateurs, à leurs choix artistiques et au message final qu’ils entendent transmettre : au fond, tout est désespéré - nul n’est vraiment sympathique à part peut-être le jeune homme, Malek, qui veut sauver sa mère malade et, à ce prix, est prêt à vendre de la drogue - ou cette jeune femme qui ose, en pure perte, affronter son riche et odieux père chrétien pour épouser l’homme qu’elle aime, le Palestinien Omar : elle devra vite hélas se soumettre...