| Film précédent | Film suivant |
Date de sortie cinéma : 24 mars 2010
Film français (1h42, mars 2010) de Claire Denis avec Isabelle Huppert, Isaach de Bankolé, Christophe Lambert.
Synopsis : Quelque part en Afrique, dans une région en proie à la guerre civile, Maria refuse d’abandonner sa plantation de café avant la fin de la récolte, malgré la menace qui pèse sur elle et les siens.
Critikat.com (Arnaud Hée)
Claire Denis nous plonge ici dans une Afrique abstraite et cauchemardesque ; White Material est une oeuvre rude et remuante, d’une densité cinématographique peu commune.
Lire la suite de la critique sur Le site de Critikat
Télérama (Louis Guichard)
La multitude pauvre dressée contre la minorité riche. Le saccage de la propriété par ceux qui ne possèdent rien. C’est un cauchemar d’Occidental nanti. Une vision plausible de notre monde à plus ou moins longue échéance.
Lire la suite de la critique sur le site de Télérama
Excessif (Romain LE VERN)
On sort de là éberlué, sans prendre conscience qu’on vient de voir un grand film.
Lire la suite de la critique sur le site d’Excessif
Les Cramés de la Bobine présentent cette semaine à l’Alticiné de Montargis White material de Claire Denis .
C’est le deuxième film de Claire Denis que proposent Les Cramés après 35 Rhums en 2009.
Claire Denis est une réalisatrice française, qui a grandi en Afrique et qui a apporté, dans son œuvre, une attention particulière aux Africains décolonisés et appauvris, aux Antillais détenteurs d’une culture qui fait place à l’irrationnel.
On pourra penser en regardant White material au premier film de Claire Denis , Chocolat, film en grande partie autobiographique qui raconte la proximité d’une petite fille blanche avec son boy joué par Isaac de Bankolé. Nous retrouvons en effet Isaac de Bankolé qui joue cette fois l’un des chefs de la rebellion.
"White Material" a fait une forte impression lors de la soirée-débat du mardi 25 mai : ce film indéfinissable, qui vaut plus par une atmosphère glauque et poisseuse de folie et de violence que par une histoire ou une réfexion sur la (dé)colonisation et les guerres civiles en Afrique, est une parabole assez désespérée qui nous tient à distance par la dureté de certaines scènes (tel le meurtre des enfants-soldats dans leur bain ou le geste fou de Maria - Isabelle Huppert - happée elle aussi par cete spirale infernale, abattant son beau-père propriétaire de la plantation que son fils a vendue au maire) tout en nous collant aux personnages, par un sentiment d’étrangeté plus que par empathie ou identification à quiconque : car nul n’est vraiment sympathique ici, autour de ce huis-clos absurde de la plantation, enjeu de toutes les haines et convoitises, dans cette Afrique conceptuelle où l’on pourra reconnaître la Côte d’Ivoire, le Rwanda aussi bien que le Cameroun ou le Sénégal chers à Claire Denis ou Marie N’ Daye. Dans cet improbable marigot, autour d’une Blanche aveugle et obstinée, malgré les mises en garde de son ex-mari ou des officiels, à poursuivre son rêve et à demeurer dans cette appartenance à la terre et à son passé, gravitent ou plutôt rabouillent, comme dirait Balzac, les rares colons, les Noirs employés dans la plantation et déplacés au hasard des conflits, les rebelles qui se sont abrités chez Maria et les autorités reprenant à la fin les terres ou maisons occupées sans lésiner sur les moyens...
fr
Films depuis 2009
Année 2010
White Material
?
Site réalisé avec SPIP 4.4.14 + AHUNTSIC
Visiteurs connectés : 10