LES CRAMÉS DE LA BOBINE
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Liberté

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Liberté (Liberté)

mercredi 5 mai 2010 par Cramés
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- Semaine du 5 au 11 mai

Soirée-débat mardi 11 mai à 20h00

Film français (1h51, février 2010) de Tony Gatlif
avec Marc Lavoine , Marie-Josée Croze , James Thiérrée, Rufus

- Prix du public au Festival du film d’histoire de Pessac 2009

Synopsis : Théodore, vétérinaire et maire d’un village situé en zone occupée pendant la Seconde Guerre mondiale, a recueilli P’tit Claude, neuf ans, dont les parents ont disparu depuis le début de la guerre. Mademoiselle Lundi, l’institutrice fait la connaissance des Tsiganes qui se sont installés à quelques pas de là. Ils sont venus pour faire les vendanges dans le pays. Humaniste et républicaine convaincue, elle s’arrange, avec l’aide de Théodore, pour que les enfants Tsiganes soient scolarisés.
De son côté, P’tit Claude se prend d’amitié pour Taloche, grand gamin bohémien de trente ans qui se promène partout avec son singe sur l’épaule. Mais les contrôles d’identité imposés par le régime de Vichy se multiplient et les Tsiganes, peuple nomade, n’ont plus le droit de circuler librement : Théodore cède alors un de ses terrains aux bohémiens, désormais sédentarisés.
Tandis que les enfants Tsiganes suivent les cours de Mademoiselle Lundi, P’tit Claude est de plus en plus fasciné par le mode de vie des Bohémiens - un univers de liberté où les enfants sont rois. Mais la joie et l’insouciance sont de courte durée : la pression de la police de vichy et de la Gestapo s’intensifie et le danger menace à chaque instant. Comme ils l’ont toujours fait depuis des siècles, les Tsiganes devront reprendre la route...

Article de Marie-Annick ***Casting *** Bande annonce *** Critique de presse *** Secrets de tournage *** Journal des débats
BO France : 234000



L’avis des Cramés de la Bobine au sujet de Liberté (Liberté)

mercredi 12 mai 2010 par Marie-Annick Laperle

Cette semaine, les cramés de la bobine proposent Liberté, un film de Tony Gatlif.

Depuis 40 ans, ce cinéaste atypique travaille pour nous offrir une meilleure connaissance de son peuple, toujours victime de préjugés tenaces.

Dans ce film, Tony Gatlif s’attelle à un sujet important et selon lui, volontairement escamoté : la déportation et l’extermination des tsiganes, par les nazis, épaulés par le régime de Vichy.

Il reconstitue l’histoire d’une famille de roms qui traverse l’Europe et se retrouve coincée en France pendant la guerre, victime des tracasseries de la police de Vichy. Théodore, le maire d’un village (Marc Lavoine), va tenter de les sédentariser avec l’aide d’une institutrice, mademoiselle Lundi (Marie-Josée Croze). Mais le danger approche et le film fait la part belle au personnage de Taloche, tsigane fantasque de 30 ans, extraordinairement joué par le formidable James Thierrée dont la renommée n’est plus à faire.
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Tony Gatlif a longtemps reculé devant ce projet que beaucoup de ses amis roms lui demandaient de réaliser. En effet, trop amoureux de la liberté de la caméra, il était effrayé par le sujet qui demandait de respecter les règles d’une stricte reconstitution.

Quand il finit par trouver dans des archives, l’histoire vraie d’un dénommé "Talloche", il comprend qu’il va pouvoir allier la stricte reconstitution historique à son désir de toujours filmer l’effervescence poétique de la culture rom.

Dans ce film, il y a bien la pesanteur tragique de l’évènement historique, mais Tony Gatlif y ajoute la liberté poignante de l’âme tsigane, la liberté incoercible des roms qu’il défend de film en film.

Marie-Annick



Casting de Liberté (Liberté)

jeudi 1er avril 2010 par Bruno

Réalisation : Tony Gatlif

Acteurs

Marc Lavoine : Théodore

Marie-Josée Croze : Mademoiselle Lundi

James Thiérrée : Taloche

Rufus : Fernand

Kevyn Diana : Zonka

Mathias Laliberté : P’tit Claude

Carlo Brandt : Pierre Pentecôte

Arben Bajraktaraj : Darko

Georges Babluani : Kako

Iljir Selimoski : Chavo



Secrets de tournage (Liberté)

jeudi 1er avril 2010 par Bruno

La naissance du projet

Tony Gatlif a depuis toujours souhaité évoquer le sort des Roms durant la seconde guerre mondiale : "J’avais envie de faire un film sur l’holocauste des roms depuis que j’ai commencé à faire du cinéma. Mais le sujet me faisait peur. Les Roms que je rencontrais me disaient souvent : "Fais-nous un film sur la déportation des Roms". Début 2007, participant à un colloque international des Roms à Strasbourg, des jeunes élus roms de la communauté européenne m’ont fait la même demande. Ils me disaient à quel point ils souffraient de ce manque de reconnaissance, de l’ignorance des autres vis-à-vis de leur propre histoire. Je ne voyais pas comment faire ce film, moi qui suis un cinéaste qui aime la liberté de la caméra, comment respecter les règles d’une stricte reconstitution. Et je reculais de peur de mal faire en réalité. Et puis un jour, j’apprends que Jacques Chirac va rendre hommage aux Justes en les réunissant au Panthéon. Je me suis dit : on va enfin savoir si certains Justes ont sauvé des Tsiganes. Malheureusement ils n’étaient pas présents. Je me suis mis à les chercher. J’ai fini par trouver dans un livre de Jacques Sigot, une anecdote de quelques lignes : "Le destin d’un dénommé Tolloche fut particulièrement tragique. Interné à Montreuil-Bellay, il réussit à se faire libérer après avoir acheté, par l’intermédiaire d’un notaire, une petite maison à quelques kilomètres de la ville. Incapable de vivre entre quatre murs, il reprit la route pour retourner dans son pays d’origine, la Belgique. Il fut arrêté dans le Nord et disparut en Pologne avec ses compagnons d’infortune"

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Bande annonce (Liberté)

mercredi 10 mars 2010 par Cramés


Critique de presse (Liberté)

jeudi 1er avril 2010 par Bruno

Brazil - Eric Coubard

"Tony Gatlif sait mettre du talent, de l’émotion et de l’âme dans ses films. Liberté nous donne des ailes. Profitons-en pour nous envoler avec lui, ce beau conteur d’histoire, ce poète inspiré et ce cinéaste précieux."

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Journal des débats (Liberté)

jeudi 13 mai 2010 par Claude

Une ouverture en musique tzigane sur les barbelés d’un camp de transit, les courses folles d’un lutin de 30 ans grimpant aux arbres et hurlant à la mort, des poules rendues à la vie et à la....ponte (!) par des guitares et violons manouches, un camion bâché emportant son lot de déportés - le dernier film de Tony Gatlif est tout entier dans ce paradoxe de la joie débridée pour dire le tragique de l’Histoire, dans cette dissonance si juste du premier plan qui conjugue la grâce et la danse au drame de la persécution. "Liberté" nous déconcerte et nous ravit : là où d’autres cinéastes se seraient livrés à une pesante reconstitution pédagogique ou auraient peint une fresque pathétique et larmoyante telle la récente "Rafle", Gatlif a choisi un style à la fois jovial et rageur. Comme le souligne "Le Journal du dimanche", " "Liberté" ne sollicite jamais l’émotion qui advient naturellement, en toute dignité." Et cette folie qui emporte le film est une belle leçon de créativité et d’amour : on n’est jamais si bon parfois que par inadvertance, dans les marges, les digressions ou l’apparente inadéquation au sujet - il est bon de le rappeler en ces temps de communication aseptisée et de formalisme étroit. "Les Inrockuptibles" le pressentent fort bien : " Tony Gatlif est à son meilleur quand il prend la liberté de s’échapper de son grave sujet."