Avec La Comtesse Julie Delpy réalise son troisième long métrage après Looking for Jimmy (2002) et le très remarqué 2 Days in Paris (2007, avec comme acteurs ses parents Albert Delpy et Marie Pillet) qui avait reçu le Prix Jacques Prévert 2008 du meilleur scénario.
La comtesse Élisabeth Bathory (1560-1614) fait partie des plus célèbres meurtriers de l’histoire hongroise et slovaque. Après la mort de son mari, elle fut accusée de torture et du meurtre de nombreuses jeunes filles, et fut emprisonnée jusqu’à sa mort.
Sa vie a inspiré de nombreuses histoires et légendes dans lesquelles elle se serait baignée dans le sang de ses victimes pour garder sa beauté et sa jeunesse. Mais ces légendes ont été largement écartées par les historiens modernes les preuves fournies lors du procès ayant été obtenues sous la torture.
Des éléments de l’histoire d’Élisabeth Báthory sont inclus dans des films (Stay Alive, 2006, Les Frères Grimm, 2005..), dans des bandes dessinées (Requiem, Chevalier Vampire de Pat Mills et Olivier Ledroit), dans le livre de Valentine Penrose (Élisabeth Báthory, la Comtesse sanglante).
Le scénario de Julie Delpy se fonde aussi sur ces légendes : A la mort de son mari, la comtesse Elizabeth Bathory se trouve à la tête d’un vaste domaine et d’une immense fortune. Aidée de sa confidente, la sorcière Anna Darvulia, Elizabeth étend progressivement son influence, suscitant chez chacun crainte, admiration et haine, pour devenir la femme la plus puissante de la Hongrie du 17ème siècle – dictant ses conditions jusqu’au roi lui-même. Elle rencontre alors un séduisant jeune homme dont elle tombe éperdument amoureuse mais celui-ci l’abandonne. Certaine d’avoir été délaissée car elle n’était plus assez jeune et belle. Sombrant progressivement dans la folie, Elizabeth, à la suite d’un accident, se persuade que le sang de jeunes vierges lui procure jeunesse et beauté. Elle commence à prendre des bains dans le sang des jeunes filles du château puis de la région. Débute alors une série d’actes sanglants et diaboliques…