Week-End de Cinéma d’Amérique latine 17 et 18 mai 2025
grande spécialiste universitaire du cinéma latino-américain en France
Place à l’unité : tout public 7,60€, adhérent Cramés de la bobine 6,60€
Vous le savez, les Cramés de la Bobine projettent du cinéma d’auteur de tous les pays du Monde et nous y comptons nombre de films latino-américains. Cette année nous consacrons ce Week-End des 17 et 18 mai à présenter 6 films, autant de trésors de la prodigieuse production latino-américaine actuelle... Et nous y avons choisi des films qui comptent, remarquables par leurs thèmes, leur inventivité, leur beauté et le dépaysement qu’ils procurent.
C’est Bibata Uribe O’ Mara de l’association Le Chien qui Aboie – El Perro que Ladra qui assurera l’animation de ce Week-End.
Qu’allons-nous vous présenter ?
LA CITÉ DE DIEU |
MANAS |
BRUJERÍA |
LE GRAND MOUVEMENT |
MEXICO 86 |
QUELQUE CHOSE DE VIEUX, QUELQUE CHOSE DE NEUF, QUELQUE CHOSE D’EMPRUNTÉ |
Tous nos films sont récents, sauf le premier : La cité de Dieu de Fernando Meirelles (Brésil) qui ouvrira notre Week-End, il est sorti en 2002 et il fait sa réapparition sur nos écrans, pourquoi ?
C’est le huitième des cents meilleurs films du cinéma brésilien. Nous nous plongerons dans les années 1970 en suivant le jeune Wilson apprenti photographe, acteur et témoins d’alors, si ce n’est pas une histoire vraie, elle dit une vérité, elle est inspirée du roman éponyme de Paulo Lins, de son enfance dans la favela Cidade de Deus à Rio de Janeiro.
Et nous continuerons notre Samedi en vous emmenant au Chili avec Brujeria de Christopher Murray, plus exactement sur l’Île de Chiloé, au large du Chili, en 1880. Rosa Raín est une jeune fille huilliche dont le monde s’effondre le jour où son père se retrouve assassiné par des colons allemands. Ce film d’un rythme lent, contemplatif et superbement cadré n’est jamais ennuyeux, nous sommes immergés dans une histoire qui joue de la rationalité, de la pensée sauvage et du réalisme magique propre au cinéma latino, mais c’est pour mieux nous entraîner à saisir le colonialisme et son oppression…
Samedi soir, on peut se détendre un peu ? Non, pas question, nous vous invitons à voir Mexico 86 de César Diaz, un film mexicano-guatémaltèque. Une femme, magistralement interprétée par Bérénice Bejo, est une réfugiée politique, elle vit au Mexique avec son enfant dont elle ne sait se séparer, la police secrète la poursuit. Se cacher et vivre chaque jour, protéger son enfant, continuer la lutte, n’abandonner jamais, tel est son but. Elle est réfugiée et clandestine, car aucun refuge n’est sûr. Si vous aimez les bons thriller politiques, intelligents, et prenants, qui hélas respirent l’authenticité... Bienvenus ce samedi soir.
Dimanche 18,
Nous commencerons par Manas, attention chef d’œuvre ! Marianna Brennand Fortes, est notre second film brésilien,, c’est l’œuvre d’une grande documentariste qui fait également de la fiction. Ici pour montrer nous parler de la condition féminine. Le film commence dans la forêt amazonienne, rien n’est plus paradoxal que d’y jouer l’enfermement. Pourtant c’est ce qui arrive à Marcielle (Jamilli Correa), formidable, qui joue comme aurait joué la jeune Émilie Dequenne, se défend comme une lionne contre la loi des hommes, le hors champs, le décalage entre l’image sonore et visuel, ici subtilement manié.
Dimanche après-midi, vous irez en Bolivie avec Le Grand Mouvement de Kiro Russo, vous vous souvenez le synopsis : « Elder arrive à pied à La Paz après sept jours de marche pour protester avec ses amis mineurs contre leur renvoi des mines de Huanuni. Bientôt Elder tombe malade et la métropole l’asphyxie peu à peu. Max, sorcier des rues, sillonne, lui, sans relâche les confins de la ville qui semble ancrée au plus profond de son être. » Là encore, dans cette cacophonie urbaine fascinante, la touche de réalisme magique typique du cinéma latino et là encore un film majeur.
Nous finirons en Argentine avec Quelque chose de neuf, quelque chose de vieux, quelque chose d’emprunté de Hernán Rosselli. Voici un film surprenant et inventif, qui ne pouvait naître qu’en Argentine dont on sait le fonctionnement politique actuel. En récupérant des films familiaux, en les conjuguant avec un tournage au présent, Rosseli nous présente un film dans la lignée du Parrain, je vous livre le commentaire de la quinzaine : « Quelque chose de vieux, quelque chose de neuf, quelque chose d’emprunté constitue au final une expérience intrigante, bercée par un gros travail sur le son, qui égale presque celui du montage, particulièrement habile ».
Nous terminerons par notre amicale pensée à Nancy Berthier, hispaniste, spécialiste des arts visuels des mondes hispaniques et ibéro-américains, professeur à Sorbonne Université toujours des nôtres pour nos projections et actuellement Directrice de la Casa de Velasquez, à Madrid, et c’est en pensant à elle, à tout ce qu’elle continue de nous apporter, que nous programmons ce cycle de six films. Nous remercions sa collègue Marianne Bloch-Robin qui nous a fait rencontrer l’association El Perro Que Ladra,
Bon Week-End les amis, venez nombreux.
Georges et François
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Rendez-vous
Cinéma d’un pays-fiches
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