White material raconte l’histoire suivante : dans un pays d’Afrique dont le nom n’est jamais mentionné, une plantation de café possédée par des Blancs, la famille Vial et dirigée par une femme, Maria, est prise dans les remous d’une guerre civile. Maria n’a qu’une idée en tête, sauver la récolte de café. Cette obsession va lui masquer la réalité du contexte politique très inquiétant.
Maria est interprétée par Isabelle Huppert dont le jeu très sobre montre la volonté de cette femme de continuer son rêve et de tenir sa place dans ce monde qui s’écroule.
On retrouve dans ce film les acteurs habituels de Claire Denis, Isaac de Bankolé, Michel Subor, Nicolas Duvauchelle mais aussi Christophe Lambert excellent dans le rôle apaisant de l’ex-mari de Maria.
La coscénariste de ce film est Marie N’Diaye, romancière française qui a obtenu le Prix Goncourt en 2009 pour Trois Femmes Puissantes. Cet auteur ne recule devant aucune cruauté et ce film les évoquera le plus souvent sans violence explicite.
Le cinéma de Claire Denis n’est pas un cinéma militant, c’est un cinéma très personnel qui tisse son récit par petites touches.
Elle est également très attentive aux musiques qu’elle choisit. Elle travaille depuis 1996 avec Stuart Staples, du groupe les Tindersticks, qui signe l’admirable musique de White material.