Ce projet sur les pédagogies alternatives sera à l’origine de son 1er long-métrage de fiction La Nouvelle Femme qu’elle consacre à l’une de ces pédagogues, la célèbre Maria Montessori et en particulier sur ses années d’expérimentation éducative au début du XXe siècle auprès d’enfants neuro-atypiques.
Ses méthodes seront appliquées plus largement dans les décennies suivantes.
Pour l’écriture de son film, Léa Todorov s’est beaucoup nourrie de livres sur Maria : trois bio- graphies celle, très complète, de Rita Kramer, celle, plus critique, de Marjan Schwegman, et celle de Valeria Paola Babini, qui se concentre sur son féminisme scientifique, ainsi que des écrits de Maria, notamment son journal de l’année 1913, rédigé au cours d’un voyage transatlantique où elle s’adresse beaucoup à son fils et aussi d’un petit manuel de trente pages sur son travail à l’institut orthophrénique.
Le récit est donc fondé sur une connaissance historique méticuleuse mais La Nouvelle femme n’est pas , pour autant, un biopic, Léa Todorov créant aux côtés de la figure historique de Maria Montessori un autre personnage principal mais de fiction celui-là, Lili, une mère qui a honte de son enfant différent et que la réalisatrice a pu investir de son propre sentiment quand, à la naissance de sa fille, elle a réalisé que son bébé n’allait pas « fonctionner » normalement
Le sujet, dans un autre siècle, en costumes d’époque, pose tout au long du film des questions contemporaines.
Marie-No