Julien Carpentier signe avec La Vie de ma mère son premier long métrage.
Scénariste de formation, il commence sa carrière en participant à l’écriture de comédies, de fictions pour Canal+, France 2, France 3, OCS etc
A partir de 2010, il réalise plusieurs court-métrages dont le plus récent Le Bon rôle (qui est un raccourci, une ébauche de La Vie de ma mère) en 2021 est primé au Nikon Film festival ainsi qu’au Festival de St Jean de Luz.
Déjà pour Le Bon rôle, il souhaite travailler avec Agnès Jaoui à qui il présente le script, qui est séduite mais pas disponible. Et si ça devenait plus tard un long métrage ? Elle adorerait...
10 ans après, La Vie de ma mère est sur les rails.
Agnès Jaoui tient sa promesse et elle éblouit en Judith. A ses côtés William Lebghil, marque toujours de sa personnalité les rôles qui lui sont de confiés (Seb dans Le Sens de la fête d’Olivier Nakache et Eric Toledano, Benjamin dans Première année de Thomas Lilti) et il apporte ici à Pierre son intensité dramatique et son humour un peu brutal.
C’est peu dire que le couple mère-fils fonctionne !
On remarquera dans le rôle d’Ibrahim, Salif Cissé qui dégage l’image de quelqu’un qu’on a envie d’aimer immédiatement. Comme dans le rôle de Chérif dans À l’abordage de Guillaume Brac.
Julien Carpentier écrit sur ce qu’il connait et, comme c’est le cas de la plupart des premiers longs métrages, La Vie de ma mère est en partie autobiographique. Par son film, son souhait est d’essayer de contribuer à libérer la parole autour de la santé mentale et de s’adresser aux accompagnants souvent tiraillés par des émotions contradictoires.
Et c’est avec des fleurs qu’il parle de transmission.
La Vie de ma mère a été tourné entre l’Ile de France et Biscarosse, en 24 jours, en novembre-décembre quand les jours sont courts …
Le film a remporté le Valois du Public au Festival du Film Francophone d’Angoulême et le Prix du Public au Festival de Valenciennes.