Ainsi Masashi Asada s’est, pour un temps, arrêté de prendre des photos pour se consacrer à observer celles des autres. Seuls signes laissés par les disparus, leur valeur était devenue inestimable ! « Laver des photos souillées par la boue et les restituer à leurs propriétaires était un excellent moyen de se rendre utile et je me suis senti idiot de n’y avoir même pas pensé plus tôt. Alors que nous vivons entourés de nombreux objets qui nous sont chers, j’ai été surpris de voir que les photos étaient la première chose que les gens voulaient sauver. » Masashi Asada
Grâce au travail « de fourmi » de ces bénévoles, quelques 60 000 photos ont pu ainsi retrouver leurs familles.
Mais comment cette histoire est-elle devenue un film ?
Le réalisateur Ryotâ Nakano, explique : « Après avoir vécu, depuis Tokyo, le grand séisme du Tôhoku en 2011, je me suis dit qu’en tant que créateur, je devrai un jour le traiter à travers la fiction. Mais je ne savais pas comment m’en emparer, vu le style de mon travail. J’avais l’impression de ne pas être la bonne personne pour transformer un drame réel en fiction, et j’étais bloqué. C’est à ce moment-là que j’ai découvert le très original album de photos Asadake !, et en apprenant que Masashi Asada avait été bénévole en zone sinistrée au poste de nettoyage de photos, je me suis dit pour la première fois qu’à travers lui, je réussirais peut-être à parler des événements. »
Ce que capte Ryôta Nakano, c’est la pensée du monde à travers le geste de photographier, un des beaux-arts véritablement.
Et un art populaire universel.
Beau film que La Famille Asada !
Chaque émotion passe à l’écran et nous cueille.
« Le cinéma c’est vingt-quatre fois la vérité par seconde » J.L. Godard
Confirmé