Cette montagne est frontalière avec l’Italie, c’est celle que traverse l’immigration clandestine, des fugitifs qui ont une destination de fuite d’eux seuls connue… Chehereh fragile et déterminée rencontrera sur ce chemin l’adversité sous toutes ses formes, celle de la faim et du froid et de la fatigue, (il y a une scène particulièrement touchante à ce sujet), et de la mort qui rôde. Et lorsque la couleur brune apparaît dans la neige blanche, ce n’est pas forcément un signe de dégel. Samuel de son côté, se présente comme un être taciturne et triste, qui vit un moment douloureux de sa vie. Rien ne prédestinait ces deux personnages à se rencontrer, ni l’un ni l’autre ne l’aurait souhaité. Rien ne les prédestinaient à partager une périlleuse descente de montagne, rien ne préparait l’abnégation de Samuel et la pugnacité de Cherereh.
Cette histoire du genre thriller est plausible, d’ailleurs, Guillaume Renusson fait un beau travail d’enquête préalable. Ce que le film nous montre, existe d’une manière moins condensée, dans la vraie vie mais existe. Ce qui console, le film nous le montre bien, c’est qu’il y a toujours des résistants et des justes, ces êtres minoritaires qui sauvent le monde et pas que dans les films.
Il y a une autre belle histoire dans ce film, celle de son tournage, vous pouvez la lire ici