Le film est une adaptation d’un roman de Henry James publié en 1881, qui serait le portrait de l’écrivain en femme.
Mais les apparences sont trompeuses et ce qui pourrait passer pour un film académique peut être un manifeste de cinéma de la part de la réalisatrice.
L’Histoire racontée par le film :
A la fin des années 1800, Isabel Archer, jeune américaine en visite chez ses cousins anglais, choque son entourage par son esprit libre et aventureux. Son cousin Ralph, phtisique incurable, l’aime en secret.
Elle part à Florence où une amie la jette dans les bras de son amant, Gilbert Osmond. Isabel l’épouse.
Quelques années plus tard, elle découvre qu’elle a été manipulée. Elle affronte son mari et retourne auprès de Ralph, qui lui avoue son amour sur son lit de mort.
Il s’agit d’une adaptation fidèle du roman de H. James.
Quelques réflexions et pistes sur le film.
Il s’agit du quatrième long métrage de J. Campion, qui selon certains critiques ne se laisserait pas déchiffrer lors d’une première vision. Film en costume, avec tout ce que cela implique d’académisme, l’histoire d’amour d’Isabel reposerait plutôt sur l’adage de Pascal : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas « . La trajectoire tortueuse de l’héroïne révèle le caractère insondable de cette dernière et l’éveil progressif de sa conscience.
« Portrait de femme » n’est donc pas une belle histoire d’amour romantique mais une cruelle parodie, c’est l’histoire d’un destin manqué.
Au final un grand film, profondément désespéré.