Une vision très noire de la famille et des relations humaines
Cette semaine, les Cramés de la Bobine proposent « Harmonium », le cinquième long métrage du réalisateur japonais Koji Fukada. C’est un thriller psychologique et un drame familial très sombre qui confirme le talent de ce jeune réalisateur de 36 ans , récompensé à Cannes par le Prix du Jury un certain regard.
Toshio, sa femme Akié et leur petite fille Hotaru mènent une vie apparemment sans histoire, dans une banlieue bien calme.Un jour, débarque Yasaka, un vieil ami de Toshio qui lui demande de l’aider. Toshio l’embauche aussitôt dans sa petite entreprise de ferronnerie et lui offre le gîte et le couvert à la grande surprise d’Akié. Malgré son allure étrange, Yasaka se montre bienveillant et s’intègre à la famille.
Mais cet étrange personnage, filmé comme un fantôme qui revient du passé ; est l’élément qui va apporter le trouble et le désordre au sein de cette famille à l’apparence bien lisse.
Koji Fukada filme le lent dérèglement d’un couple à travers un drame familial qui surviendra à la mitan du film et qui fera remonter à la surface le secret, le refoulement, la culpabilité et le désir de vengeance.
Tout cela est amené pas à pas par le réalisateur qui entretient savamment un suspense insolite et indéfinissable..Aux ellipses narratives et à une perpétuelle imprévisibilité, Koji Fukada ajoute une pincée d’étrangeté, voire de fantastique dans la banalité du quotidien.
Placé dans un inconfort indéniable, le spectateur s’interroge sur la réalité de ce qu’il voit.
Le réalisateur explique avoir voulu, dans ce film, sonder l’âme humaine et livrer sa vision très noire sur la famille et les relations humaines.
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Films depuis 2009
Année 2017
Harmonium
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