De 1865 à 1872, Émile Zola, aixois monté à Paris, fourbit ses armes dans la presse grâce aux contacts noués chez Hachette avec des écrivains, des critiques et des journalistes. Il collabore aux journaux contestataires de l’époque, épouse et répercute l’opposition au Second Empire qui, en se libéralisant se saborde. Avec l’avènement de la 3ème république en 1870, chroniqueur parlementaire, il se fait l’écho, aux assemblées de Bordeaux et de Versailles, de cette époque charnière. Ses chroniques offrent une grande variété de thèmes déployant un éventail stylistique varié. Fin 1894, le capitaine juif Alfred Dreyfus est condamné pour haute trahison à la dégradation militaire et au bagne de Cayenne par un tribunal militaire siégeant à huis clos, sur un dossier secret non communiqué à la défense. Zola, qui a renoncé au journalisme dans les années 80, d’abord réticent face aux sollicitations de ses amis, dénonce l’injustice : c’est le coup de tonnerre de « J’accuse », un « moment de la conscience humaine » selon Anatole France.
Elle est ouverte à tous - son prix d’entrée est de 4€