Des Suzanne, il y en a plein les prisons
Remarquée avec son premier film « Un poison violent » en 2010 la jeune réalisatrice Katell Quillévéré renoue avec le succès avec Suzanne, son 2ème film qui a fait l’ouverture de la semaine de la critique à Cannes en 2013.
Fille mère à l’adolescence, Suzanne connaît une enfance ordinaire dans un milieu populaire auprès d’un père routier veuf et de sa petite sœur Maria dont elle est inséparable. Par hasard elle rencontre Julien, beau gosse aux activités louches, qui l’entraîne dans sa dérive. Elle délaisse tout pour vivre cette passion amoureuse...
Le film repose sur une série d’ellipses suggérant les événements sans les montrer, 25 années de la vie de Suzanne sont ainsi retracées. Cavales, violence, délits ne sont pas montrés (« déjà vu au cinéma » dit-elle) ; les conséquences sur les êtres, les sentiments oui. Cette façon de s’attacher à ceux qui restent est un regard sur la famille : la vie d’une seule rythme et façonne l’existence des autres. Sara Forestier dégage une énergie phénoménale, elle illumine ce personnage de grande amoureuse, François Damiens est un père touchant et Adèle Haenel la petite sœur est éblouissante.
K. Quillévéré s’est intéressée aux femmes des grands délinquants, « je suis fascinée par l’attitude de ces femmes extrêmement courageuses mais aussi dans une soumission presque suicidaire à leurs hommes ». Dans une prison de Lyon elle en a rencontrées « Des Suzanne, il y en a plein les prisons » dit-elle.
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Films depuis 2009
Année 2014
Suzanne
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