LES CRAMÉS DE LA BOBINE

Petite revue du net

vendredi 20 décembre 2013 par Cramés

Olivier SÉGURET

La rigueur pessimiste de Rêves d’or - dont le titre original, La Jaula de Oro, « la cage dorée », dit mieux l’illusion amère - est le meilleur rempart contre son propre sentimentalisme (ou le nôtre), et la brutalité sèche avec laquelle Diego Quemada-Diez taille dans le vif de ses personnages et de leur épopée donne à son film le contrepoids nécessaire à l’empathie trop émotive qui plombe souvent les projets de ce genre.

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Frédéric Strauss

Pour son premier film, l’Espagnol Diego Quemada-Díez, installé au Mexique, s’est inspiré de témoignages de migrants. Ancien assistant de Ken Loach, il semble proche du documentaire. Mais il sait utiliser, aussi, les outils de la fiction, la dramaturgie. Un mélange qui fait de Rêves d’or un film d’une force étonnante.
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Franck Nouchi

Magnifique ? A la réflexion, le mot ne convient peut-être pas tout à fait, s’agissant d’une œuvre aussi exigeante dans le propos que rigoureuse dans sa forme. Peu importe le qualificatif, Rêves d’or est un film important, un de ces films qu’on se félicite d’être allé voir après l’avoir vu ; un film que l’on passera son temps, ensuite, à recommander.

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