La distribution est tout aussi prestigieuse, puisqu’à côté d’Arletty, d’Alain Cuny, de Marie Déa et de Jules Berry, Fernand Ledoux, on retrouve Simone Signoret, Jean Carmet, Alain Resnais, Jean-Pierre Mocky et Mouloudji à leurs débuts.
Il s’agit d’un film fantastique qui débute ainsi :
"Or donc, en ce joli mois de mai 1485 Messire le Diable dépêcha sur terre deux de ses créatures afin de désespérer les humains..."
Gilles et Dominique, deux ménestrels, se rendent au château du baron Hughes où l’on doit célébrer le mariage de sa fille Anne avec le chevalier Renaud. Par leurs sortilèges, Gilles et Dominique vont s’efforcer de désunir les deux fiancés.
Le Diable sortira-t-il vainqueur de cette entreprise ?
Marcel Carné (1906-1966) et son dialoguiste Jacques Prévert appartiennent au courant du réalisme poétique qui se caractérise par des personnages et un environnement populaires, des personnages maudits, l’importance du dialogue, un traitement issu du cinéma expressionniste, mais avec un travail très subtil de la lumière.
La projection de cette semaine est une occasion de se retrouver dans cette époque très particulière puisque le film a été tourné pendant la Seconde Guerre Mondiale.