Dans la première partie, son regard rétrospectif met à jour les blessures de l’enfant toujours prêt à rendre service mais cependant toujours marqué par l’exclusion.. Il mêle imaginaire, réalité et allégorie, bousculant son enfance au gré de visions et d’images tantôt poétiques, tantôt surréalistes ou provocatrices.
Dans la deuxième partie, le cinéaste s’attache au parcours du père. Le film devient alors un film d’aventures surréalistes où le personnage multiplie les rencontres, toutes plus improbables les unes que les autres, sur un chemin fait de reniements successifs de ses engagements.
Œuvre poétique où le cinéaste, selon ses propres mots , a voulu "restituer l’incroyable aventure et quête que fut ma vie", le film transforme le réel en conte fantasmagorique et avance par succession de tableaux hauts en couleurs, évoquant un mélange de Kusturica, de Bunuel, de Tod Browning avec des petites touches de Fellini.
Autobiographie surréaliste
A quatre-vingt-quatre ans et après vingt-trois ans de silence ( au cinéma seulement ), Jodorowsky revient avec une autobiographie rêvée.Il nous convoque dans son village natal de Tocopilla pour y évoquer son enfance entre un père communiste plutôt brutal avec lui et une mère qui chantait souvent. Mais à la manière Jodorowsky, en
réinventant la réalité qui passe par le prisme déformant de sa caméra.Sa mère aimait chanter : il en fait une cantatrice . Son père rêvait d’assassiner le président du Chili : il exauce son vœu.L’enfant jette un caillou dans la mer : il provoque un tsunami et une pluie de sardines.
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Films depuis 2009
Année 2013
La Danza de la realidad
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