Cette œuvre âpre et lyrique se prête à une adaptation cinématographique : elle joue sur deux temporalités, le retour de l’écrivain en Algérie en août 1957, en pleine guerre, et ses souvenirs d’enfance ‒ la mort du père, blessé à la bataille de la Marne, en 1914, l’amour de sa mère et de sa grand-mère et la confiance stimulante de Louis Germain. Grâce à cet instituteur, auquel, prix Nobel en 1957, il rendra hommage, il ira au lycée Bugeaud d’Alger et découvrira la littérature.
Le réalisateur de « Lamerica » et « Mon frère », qui connut aussi l’absence du père, une enfance pauvre auprès de deux femmes et la rencontre décisive d’un enseignant, reste fidèle à cette transposition autobiographique, où Camus, joué par Jacques Gamblin, se nomme Jacques Cormery, le maître, incarné par Denis Podalydès, M. Bernard.