Sandrine Marques
Avec son animation en 2D, La Tête en l’air déploie une gamme d’expressions aussi riche que son faisceau émotionnel. Digne, grave, drôle, poétique, fataliste aussi, ce délicat portrait de la vieillesse allie la précision de son dessin à la subtilité de son scénario. La vieillesse est un naufrage certes, mais, depuis La Tête en l’air, elle est aussi le plus beau des mirages.
Stéphane Dreyfus
Dénonciation du jeunisme de la société moderne, la BD et le film ont suscité de vifs débats sur les maisons de retraite en Espagne. Et les associations de familles de malades d’Alzheimer s’en servent comme matériel pédagogique pour sensibiliser les jeunes générations à ce terrible mal.
"La tête en l’air" (1H29), dont l’action se passe dans une maison de retraite, se regarde de bout en bout tant l’histoire, déroutante pour qui n’a jamais été confronté à la maladie d’Alzheimer, est racontée avec intelligence et humour.