Jean Roy
notre mémoire a été bercée par les films iraniens d’Abbas Kiarostami, où l’enfant fonctionnait comme un révélateur tout en évitant d’avoir à parler au discours direct de politique, de sexe ou de religion, soit les sujets à éviter par excellence quand on souhaite s’exprimer dans une société où le discours direct entraîne quasi certainement d’accepter de finir au martyrologe des auteurs censurés.
Gildas Mathieu
Auréolé d’une belle réputation festivalière, Wadjda affiche fièrement sa double singularité : premier film entièrement tourné en Arabie Saoudite, il a été réalisé par une femme, défiant tous les tabous. Sous la fable enfantine, Haifaa al-Mansour remet en cause le conservatisme de son pays et porte haut et fort une soif de liberté et d’émancipation.