Noémie Luciani
Pour peindre le monde des chaebols, ces conglomérats coréens souvent aux mains d’une seule et même famille, Im Sang-soo invite son spectateur à partager le quotidien d’une lignée-type d’empereurs industriels : la mère souveraine, le père sans envergure, la fille unique.
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Jean-Baptiste Morain
Avec L’Ivresse de l’argent, présenté en compétition lors du dernier Festival de Cannes, Im Sang-soo dresse une nouvelle fois un tableau terrible d’une certaine catégorie de la société sud-coréenne : les riches, décrits d’emblée comme corrompus jusqu’à la moelle, amateurs de grands crus européens et de beaux objets mais dépourvus de la moindre humanité et capables du pire avec un cynisme absolu, sont plus affreux les uns que les autres.
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