Anne-Marie Baron
Avec Jours de pêche en Patagonie, une fois de plus le cinéma argentin nous offre une pépite, un film plein de tact et de délicatesse, interprété par l’excellent Alejandro Awada, qui joue, sur le non-dit et la pudeur des sentiments, une partition mélancolique. Tandis que la photo d’une caméra numérique traduit bien la disproportion entre les paysages grandioses de Patagonie et ce roseau humain, mettant en évidence le caractère écrasant de sa solitude.
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Annie Coppermann
Sans jamais insister, tout en douceur, la caméra traque d’abord, surtout, presque exclusivement, les visages, les regards, les nuages qui les voilent, les souvenirs qui les illuminent, ou les noient. Et le spectateur s’y accroche, ligoté, subjugué, profondément remué par ce voyage au bout du regret, au bord de la mort et qui pourtant, peut- être, marquera le début d’une renaissance…
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