Nicolas Maille
Traviata et nous pose avant tout une question. Comment décrypter et montrer aujourd’hui un monument de l’opéra sans le sacraliser ni tomber dans la modernisation abusive. C’est cette interrogation qui est aussi au cœur de La Traviata version Jean-François Sivadier qui sert de fil rouge au documentaire. Présentée en 2011 au festival d’Aix-en-Provence [1], sa mise en scène a marqué les esprits.
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Cluny
Le choix de ne filmer quasiment que les répétitions et de ne faire que suggérer ce que sera le produit fini est courageux, et au final, payant. Car si même les chanteurs économisent leurs voix dans les répétitions et que manque parfois l’orchestre pour faire l’accord, la sincérité de l’engagement de chacun et la beauté de l’oeuvre sont présentes de bout en bout à l’écran, et il faut pour s’en convaincre de voir combien résonnent encore dans nos têtes les airs de cette Traviata longtemps après la fin du film.
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