Jérôme Momcilovic
Voilà un film qui, comme on dit, croit au cinéma, et entreprend de le ranimer en ranimant des vertus ramenées de son âge primitif. Un film tourné en noir et blanc et en 4/3, qui est à moitié un vrai/faux pastiche de cinéma muet, et qui emprunte à Murnau son titre, le nom de son héroïne (Aurora), et une paire de cartons (« Paradis perdu » / « Paradis ») qu’il se contente d’inverser.
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Serge Kaganski
Critique réputé, auteur des superbes "La gueule que tu mérites" et "Ce cher mois d’août", Miguel Gomes s’affirme avec Tabou comme l’un des trésors les plus précieux du paysage cinématographique actuel.
Un cinéaste qui cherche et trouve, ose et réussit, synthétise en un impossible paradoxe un retour au cinéma des origines et une acuité absolument contemporaine.
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