LES CRAMÉS DE LA BOBINE

Petite revue du net

mercredi 7 novembre 2012 par Cramés

Emmanuel Hirsch

Quelques heures de printemps ne défend pas une position idéologique, une certaine idée ce que serait idéalement une bonne façon de mourir. Telle n’est pas son ambition. Il évoque une destinée individuelle et nous permet de comprendre combien l’approche et les conditions de la mort s’avèrent, complexes, intimes et en fait toujours singulières.

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Estelle Bayon

Il est [...] une autre maladie dans ce film, qui ronge tous les êtres et semble contagieux, empoisonnant les rapports avec le voisin amoureux ou la belle femme pourtant pétillante séduite par Alain : la difficulté à se livrer et la muraille de solitude qu’elle élève entre les êtres qui s’aiment. Un sujet que Brizé explorait déjà dans ses précédents longs-métrages, Je ne suis pas là pour être aimé et Mademoiselle Chambon.

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Noémie Luciani

Pour dire ce tragique intérieur, Stéphane Brizé adopte un langage aussi âpre que celui de ses personnages : des dialogues serrés en champ-contrechamp, des plans-séquences exigeant des acteurs que tout l’enchaînement tienne, chaque mot cousu au suivant, chaque expression à l’expression de l’autre. Le film n’est pas long, chaque scène l’est, autant que l’exige la construction de l’implacable échéance

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