Estelle Bayon
Il est [...] une autre maladie dans ce film, qui ronge tous les êtres et semble contagieux, empoisonnant les rapports avec le voisin amoureux ou la belle femme pourtant pétillante séduite par Alain : la difficulté à se livrer et la muraille de solitude qu’elle élève entre les êtres qui s’aiment. Un sujet que Brizé explorait déjà dans ses précédents longs-métrages, Je ne suis pas là pour être aimé et Mademoiselle Chambon.
Noémie Luciani
Pour dire ce tragique intérieur, Stéphane Brizé adopte un langage aussi âpre que celui de ses personnages : des dialogues serrés en champ-contrechamp, des plans-séquences exigeant des acteurs que tout l’enchaînement tienne, chaque mot cousu au suivant, chaque expression à l’expression de l’autre. Le film n’est pas long, chaque scène l’est, autant que l’exige la construction de l’implacable échéance