LES CRAMÉS DE LA BOBINE

Présentation

vendredi 9 novembre 2012 par Jean-Pierre

Disons tout de suite que ce film relate une histoire vraie, celle de 4 femmes

aborigènes les sœurs Laurel Robinson, Lois Peeler et leurs cousines Beverley Briggs et Naomi Mayers de la tribu Yorta Yaorta parties en tournée chanter pour les troupes américaines au Vietnam, événement exceptionnel pour de jeunes aborigènes, peuple encore très marginalisé en Australie dans les années 60. Ces 4 femmes vivent toujours en Australie où elles ont beaucoup œuvré pour la communauté aborigène.


 Le réalisateur : Wayne Blair

Acteur, scénariste (séries TV) metteur en scène (théatre) réalisateur de courts métrages ("The djarn djarns" ours de cristal au festival de Berlin).
Ce film est son premier long métrage.
Bercé par la soul music d’Aretha Franklin, de Marvin Gay, W. Blair a des racines aborigènes et c’est en pensant à sa grand-mère qu’il a réalisé ce film « En Australie, en 1968, le fossé racial est énorme. Les aborigènes ont depuis peu acquis le droit de vote (1967), ma grand-mère est décédée en 66. Morte dans son pays elle était considérée comme une « étrangère ». Dans notre film ces « étrangères » s’épanouissaient dans le chant. 4 femmes sexy, jeunes, talentueuses, noires et fortes prennent une décision radicale et saisissent leur chance à pleines mains. Une chance que ma gd mère n’a jamais eue, mais grâce à sa ténacité et sa force, maintenant moi je l’ai. »

 Du théâtre au cinéma

Avant de devenir un film, les saphirs étaient une pièce de théâtre jouée à partir de 2005 avec un immense succès. Pièce écrite par Tony Briggs qui s’est inspiré de l’histoire de sa mère (Laurel Robinson) de sa tante et de leurs cousines. Il devient coscénariste du film avec W. Blair qui était déjà acteur dans la pièce.
Une grande partie de l’équipe technique du film appartient également à la communauté aborigène.
Le tournage s’est déroulé en août et septembre 2011 en Australie et au Vietnam, plus particulièrement à Ho Chi Min (Saïgon). Premier film sur la guerre tourné dans cette ville depuis 10 ans.

 Le casting

Plus de 150 filles auditionnées pour former le groupe « on voulait 4 tempéraments bien distincts, elles devaient être aborigènes et il fallait qu’au moins l’une d’entre elles soit une chanteuse exceptionnelle. » souligne la productrice Kylie Dufresne.
Gail : Deborah Mailman. Actrice, scénariste, réalisatrice. Jouait déjà dans la pièce de théâtre. Première aborigène ayant reçu le prix de la meilleure actrice décerné par l’américan film institute 1998.
Julie : Jessica Mauboy. Chanteuse. Plusieurs disques d’or. 2ème album le plus vendu en Australie en 2009.
Kay : Shari Sebbens Cynthia : Miranda Tapsell . Toutes deux de Darwin, diplômées du National institut of dramatics arts. Se connaissent très bien, sont complices.
Dave : Chris o’dowd. Acteur irlandais né en 1979 . A joué dans 7 séries TV anglaises ou américaines (surtout rôles comiques) et compte 18 films.
Films : Mes meilleures amies, Good morning England.
De par sa formation universitaire il connait bien la guerre du Vietnam (diplôme de sciences po).

 Musique et chorégraphie

Quelques grands succès de la soul music des années 60 offrent une bande musicale euphorisante à ce film plein de bonnes vibrations qui vous feront bouger dans vos fauteuils. Les chorégraphies sont de Stephen Page qui a orchestré la chorégraphie des cérémonies d’ouverture et de clôture des JO de Sydney en 2000 (Cathy Freeman allumant la flamme !).
Une comédie musicale ? Pas seulement l’histoire prend un peu d’épaisseur en montrant comment au contact des troupes américaines ces 4 jeunes femmes se bâtirent une conscience politique.