Pierre Murat
Le réalisateur retrouve, en fait, la grande tradition du conte à l’italienne de jadis, le cinéma à la Vittorio De Sica, où le réalisme côtoyait la poésie, où les « gentils » étaient de doux rêveurs face à des « méchants » nostalgiques de leur pureté perdue...
Benoît Smith
Ainsi le scénariste-réalisateur y fait-il une peinture assez fine et pertinente de la xénophobie la plus ordinaire, incrustée dans la bienveillance de façade d’une petite ville tranquille (pertinence qu’on attend toujours de voir dans le cinéma français sur le même thème).
Corinne Renou-Nativel
Cette relation aussi belle que ténue a pour écrin les quais de Chioggia, une Venise sans les flots de touristes. Plus encore qu’en une autre saison, la lumière y est somptueuse et changeante, chaude lorsque brille un généreux soleil d’hiver, froide quand montent les eaux inquiétantes de l’acqua alta.