LES CRAMÉS DE LA BOBINE
Accueil > Les films que nous avons programmés > Jacquot de Nantes > Jacquot de Nantes

Jacquot de Nantes

Articles de cette rubrique


Jacquot de Nantes (Jacquot de Nantes)

dimanche 25 novembre 2018 par Cramés
Film précédentFilm suivant

Rétrospective Agnès Varda
Samedi 24 et dimanche 25 novembre 2018

Pour agrandir cliquer sur l’image

Sélection officielle au Festival de Cannes 1991 (hors compétition)

Présenté par Brigitte Rollet, universitaire
Dimanch 25 novembre 2018 à 17h

Film en version restaurée (1991, 1h58) Avec Philippe Maron, Edouard Joubeaud, Laurent Mounier

Synopsis : Il était une fois un garçon, élevé dans un garage où tout le monde aimait chanter. C’était en 1939, il avait 8 ans, il aimait les marionnettes et les opérettes. Puis il a voulu faire du cinéma mais son père lui a fait étudier la mécanique. C’est de Jacques DEMY qu’il s’ agit et de ses souvenirs. C’est une enfance heureuse qui nous est contée, malgré les évènements de la guerre et de l’après-guerre.

Bande annonce *** Article de Georges
BO France : 240000



Leur dernier acte de mariage (Jacquot de Nantes)

mercredi 21 novembre 2018 par Georges.J

Le 29 janvier 2018, à la cinémathèque on jouait Jacquot de Nantes d’Agnès Varda,
Il y avait une affiche ou l’on voyait un vieux mur du Garage Demy, réparation, entretien, garage au mois et sur un cageot retourné vers le haut, une voiture en carton et à côté le petit Jacquot, avec sa blouse d’école, son béret sur la tête, il nous fait face, derrière lui, sur le côté droit de la photo, peut-être une juva4. De la cinémathèque aux Cramés de la Bobine, changement d’affiche, pour cette rétrospective, voici Jacquot au même endroit, il est sous la pluie tête en l’air, et rieur. Si, comme moi vous êtes nostalgique des temps que vous n’avez pas connus, rien que ces affiches donnent envie d’aller au cinéma.

Mais il y a beaucoup d’autres raisons d’aller voir Jacquot de Nantes en voici trois :

Le 29 janvier 2018, à la cinémathèque on jouait Jacquot de Nantes d’Agnès Varda,
Il y avait une affiche ou l’on voyait un vieux mur du Garage Demy, réparation, entretien, garage au mois et sur un cageot retourné vers le haut, une voiture en carton et à côté le petit Jacquot, avec sa blouse d’école, son béret sur la tête, il nous fait face, derrière lui, sur le côté droit de la photo, peut-être une juva4. De la cinémathèque aux Cramés de la Bobine, changement d’affiche, pour cette rétrospective, voici Jacquot au même endroit, il est sous la pluie tête en l’air, et rieur. Si, comme moi vous êtes nostalgique des temps que vous n’avez pas connus, rien ces affiches donnent envie d’aller au cinéma.

Mais il y a beaucoup d’autres raisons d’aller voir Jacquot de Nantes en voici trois :

Si vous aimez le cinéma de Jacques Demy, ce film pourrait être une introduction à son œuvre. On y voit sa vie, celle du petit Jacquot de 9 à 19 ans, puis celle de l’homme à la fin de ses jours qui ne furent pas si nombreux. Cet enfant a obtenu son certif et un CAP de mécanicien pour faire plaisir à papa qui aurait tant voulu qu’il reprenne le garage de l’Hôtel de Ville à Nantes… On connaît la suite un peu, le petit Jacques a toujours été un artiste, et puis un jour il s’est procuré une petite caméra…

Si vous aimez Agnès Varda parce qu’elle filme toujours amoureusement parce qu’elle ne sait faire que comme ça, et qu’ici elle à quelques raisons suplémentaires de le faire : Jacques et elle se sont rencontrés en 1958, mariés en 1962, Jacques a adopté la fille d’Agnès et ils ont tant partagé durant leur vie de couple. Elle fait ce film avec simplicité, maniant parfois le noir et blanc et parfois la couleur, en conjuguant ce film avec des extraits de l’œuvre de Jacques.

Et enfin le petit Jacquot de Nantes est écrit par Jacques sur la fin de sa vie, tourné par Agnès avec peu de moyens financiers et probablement en grande douleur morale, mais qui veut conduire ce projet avec Jacques, finissant sa vie. Jacques et là durant le tournage et manquera aucune séance. Autant dire qu’ils se font l’un à l’autre un présent. Et ce Présent qui n’est ni hommage ni éloge, mais une conjugaison artistique, leur dernier acte de mariage.Si vous aimez le cinéma de Jacques Demy, ce film pourrait être une introduction à son œuvre. On y voit sa vie, celle du petit Jacquot de 9 à 19 ans, puis celle de l’homme à la fin de ses jours qui ne furent pas si nombreux. Cet enfant a obtenu son certif et un CAP de mécanicien pour faire plaisir à papa qui aurait tant voulu qu’il reprenne le garage de l’Hôtel de Ville à Nantes… On connaît la suite un peu, le petit Jacques a toujours été un artiste, et puis un jour il s’est procuré une petite caméra…

Si vous aimez Agnès Varda parce qu’elle filme toujours amoureusement parce qu’elle ne sait faire que comme ça, et qu’ici elle à quelques raisons supplémentaires de le faire : Jacques et elle se sont rencontrés en 1958, mariés en 1962, Jacques a adopté la fille d’Agnès et ils ont tant partagé durant leur vie de couple. Elle fait ce film avec simplicité, maniant parfois le noir et blanc et parfois la couleur, en conjuguant ce film avec des extraits de l’œuvre de Jacques.

Et enfin le petit Jacquot de Nantes est écrit par Jacques sur la fin de sa vie, tourné par Agnès avec peu de moyens financiers et probablement en grande douleur morale, mais qui veut conduire ce projet avec Jacques, finissant sa vie. Jacques et là durant le tournage et manquera aucune séance. Autant dire qu’ils se font l’un à l’autre un présent. Et ce Présent qui n’est ni hommage ni éloge, mais une conjugaison artistique, leur dernier acte de mariage.



Extrait du film (Jacquot de Nantes)

vendredi 19 octobre 2018 par Cramés