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Çağla Zencirci et Guillaume Giovanetti : un couple Franco Turc dans la vie et au cinéma (Réalisateurs)

mardi 14 mai 2019 par Georges.J

Çagla et Guillaume forment un couple Franco Turc dans la vie et au cinéma, qui depuis 2004 co-réalisent leurs documentaires et fictions.
Çagla est Turque, elle a 43 ans (01.76) et Guillaume est Français et a 41 ans (03.78), ils n’ont pas fait d’études de cinéma, on ne sait pas ce qu’ils ont fait avant d’être réalisateurs, tout ce qu’on sait d’eux : ils aiment les langues, la vie des langues et les voyages. Ils disent « quand la langue nous intéresse, on fait des films »
Quant à leur cinéma, il prend naissance avec leur histoire amoureuse et en vivant ensemble, ils ont appris à travailler ensemble, ils ont réalisé quatre documentaires et une fiction court métrage, Ata qui a reçu de nombreux prix dans le monde et qui est disponible sur Youtube et 3 fictions longs métrages.
Travailler ensemble, ça fait 15 ans que ça dure et ils ne sauraient faire autrement, ils créent dans le partage. Ils disent que leur travail ne s’arrête jamais, qu’ils peuvent se réveiller en pleine nuit pour une idée et se la raconter. Ils disent en effet, tout se passe en échange d’idées, on s’engueule beaucoup mais l’un lance une idée, on rebondit dessus, on repart travailler, c’est une partie de ping-pong, et c’est une joie.

2014- Noor le premier, nous emmène au Pakistan

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c’est l’histoire d’un ancien khusra, c’est-à-dire un eunuque travesti. (qui vivent du métier de danseuses lors des fêtes, on peut en apercevoir sur Youtube) Noor ne voudrait reprendre une vie normale au Pakistan, à commencer par rencontrer une femme et l’épouser. Il veut recouvrir sa position sociale, se ranger, se marier : l’idée même de l’homosexualité ne l’effleure visiblement pas. Un film 4 fois nominé et sélectionné à l’ACID à Cannes, il a ensuite reçu plusieurs Grands Prix (« Chéries-Chéris », Paris, Festival de Dieppe, Festival asiatique de New-York, Festival de Bogota, Colombie) et des Mentions spéciales du Jury à Rome et Milan.

2015-Ningen (l’humain) est le deuxième, il nous conduit au Japon

M. Yoshino, chef d’entreprise japonais, qui voit son état psychologique défaillir le jour où sa société périclite et laisse sur le carreau une centaine d’employés. Un burn-out japonais entre documentaire et fiction. Un film qui s’inspire de contes et légendes japonais.

2019- Sibel nous conduit en Turquie

dans le village de Kusköy - qui signifie village des oiseaux, dans les montagnes de la mer noire, elle a 25 ans, vit avec son père et sa sœur dans un village isolé en Turquie. Sibel est muette mais communique grâce à la langue sifflée ancestrale de la région. Ce dernier film a reçu les plus beaux prix à Locarno, le Léopard d’or, le prix spécial du jury, meilleure interprétation féminine.
Nous l’avons vu en Avril 2019

Toutes leurs fictions ont 3 points en commun :

1) Ils sont construits sur une réalité documentaire, dans laquelle les réalisateurs insufflent une fiction. Au terme « docufictions », ils préfèrent « fictions sincères ». Toujours est-il que conte et documentaire se chevauchent.

2) Selon les réalisateurs, les 3 films ont un rapport avec le Go-En (une notion japonaise caractérisant la rencontre fortuite. « Elle est à la base de notre cinéma, au centre duquel des personnages se croisent alors que rien ne les y prédestinait. »
3) Les 3 films décrivent un cheminement progressif de personnes marginales vers une identité nouvelle.

Dans le langage qui est le leur, celui d’un cinéma et d’une esthétique qu’ils ont appris et inventé ensemble, Çagla et Guillaume montrent leur plaisir de vivre, d’imaginer et de travailler ensemble, de réaliser à deux une œuvre singulière qui consiste à faire voir, ressentir, aimer les cultures des peuples et en même temps, de montrer la nécessité d’en sortir et de s’ouvrir à la diversité du monde, d’éprouver sa singularité et sa liberté.




Jean-Paul Civeyrac (Réalisateurs)

lundi 25 mars 2019 par Laurence

Jean-Paul Civeyrac est né en 1964. Après une maîtrise de philosophie, il entre à la Femis dont il ressort diplômé en 1991 avec le court-métrage La vie selon Luc en compétition au Festival de Cannes et où il a enseigné. Il est également professeur à Paris VIII et au cours Florent.

Filmographie

2018 Mes provinciales
2014 Mon amie victoria Festivals : Londres, Namur, São Paulo, Hong-Kong, Los Angeles, Vancouver…
2010 Des filles en noir Festival de Cannes – Quinzaine des Réalisateurs
2005 À travers la forêt Rencontres Internationales de Cinéma à Paris
2003 Toutes ces belles promesses Festival de Locarno, Festival de Toronto, Festival Paris Cinéma. Prix Jean Vigo 2003
2002 Le doux amour des hommes Festival de Berlin
2001 Fantômes Festival de Berlin, Grand Prix du Festival de Belfort
2000 Les solitaires Grand Prix du Festival de Belfort
1997 Ni d’Ève ni d’Adam Festival de Venise, Festival d’Angers




Pascal Thomas (Réalisateurs)

mercredi 13 mars 2019 par Cramés

Pascal Thomas est né en 1945 à Saint-Chartres (Vienne). Lycéen à Montargis, avec son professeur de français, Roland Duval, qui deviendra le collaborateur de ses premiers films, il crée un ciné-club. Il participe à une revue de cinéma qui prend pour cibles Les Cahiers du cinéma et Télérama.

Pendant quelques années il exerce le métier de journaliste. Il écrit son premier scénario qui sera à l’origine de son court-métrage Le poème de l’élève Mikovsky, qui sera suivi par le long métrage Les Zozos (1972) tournés tous deux en partie à Montargis.
En mars 2019 nous avons vu son dernier film À cause des filles ?




Yorgos Lanthimos (Réalisateurs)

mercredi 13 mars 2019 par Cramés

Réalisateur et Producteur est né à Athènes en 1973. . Il a réalisé et dirigé un grand nombre de vidéos de danse en collaboration avec des chorégraphes grecs, des publicités pour la télévision, des clips musicaux, des courts-métrages ainsi que des pièces de théâtre.

Filmographie (longs métrages)

- 2005 Kinetta est présenté en 2005 à Toronto et Berlin, et est acclamé par la critique.
- 2009 Canine remporte le prix Un Certain Regard au Festival de Cannes de 2009, ainsi qu’un grand nombre de récompenses à travers le monde. Il est nommé aux Oscars en 2011, dans la catégorie Meilleur film en langue étrangère ;
Thème du film : une famille vit dans une villa isolée dans la campagne. Les enfants n’ont jamais franchi la clôture du domaine. Leur éducation, leurs loisirs, leurs amusements, se conforment au modèle imposé par les parents
- 2011 Alps remporte en 2011 le prix Osella du Meilleur scénario à la Mostra de Venise, ainsi que le prix du Meilleur film au Festival du film de Sydney en 2012.
Thème du film : Histoire d’une troupe de théâtre qui propose de jouer pour les familles en deuil les rôles des personnes décédées
- 2015 The Lobster premier film en langue anglaise avec Rachel Weisz et Olivia Colman est présenté au 68ème Festival de Cannes et remporte le Prix du Jury. Il est également récompensé dans les catégories Meilleur scénario et Meilleurs costumes par l’Académie du cinéma européen en 2015. En 2017, il est nommé aux Oscars dans la catégorie Meilleur scénario original. Colin Farrell est quant à lui nommé aux Golden Globes et par l’Académie du cinéma européen pour sa performance dans le film.
Thème du film : les personnes célibataires sont enfermées dans un hôtel où elles doivent trouver un partenaire en 45 jours, faute de quoi elles se voient transformées en animal.
2017 Mise à mort du cerf sacré, est sélectionné en 2017 au festival de Cannes où il obtient le prix du scénario. Il est également nommé dans les catégories Meilleur réalisateur, Meilleur scénario et Meilleur acteur (Colin Farrell) par l’Académie du Cinéma Européen.
Thème du film : La famille d’un chirurgien responsable de la mort d’un patient va être victime d’une surprenante vengeance du fils du patient décédé.
2018 - La Favorite que nous avons vu en mars 2019.




Nathan Ambrosioni (Réalisateurs)

mardi 12 mars 2019 par Cramés

Nathan Ambrosioni est né en 2000 à Peymeinade, une commune de six mille habitants, près de Grasse dans les Alpes maritimes. Très jeune il s’intéresse au cinéma, il veut devenir réalisateur, pour commencer il vend ses jouets pour s’acheter une caméra.
Sans aucun lien avec le milieu du cinéma il va réaliser son premier film Hostiles qui sera projeté au festival du film fantastique de Gérardmer en 2014. il présentera ensuite Therapy son 2ème film dans une salle de cinéma à Cannes.
Les Drapeaux de papier est son premier film distribué en salles il l’a écrit et réalisé grâce à un financement participatif.
L’avenir ? Hugo Sélignac, le co-producteur du Grand bain, a déjà accepté de financer son deuxième film qu’il co-écrit actuellement avec Audrey Diwan.
Nous avons programmé Les Drapeaux de papier lors de notre VIIIème Week-End Jeunes Réalisateurs 23 et 24 mars 2019




Elsa Amiel (Réalisateurs)

dimanche 10 mars 2019 par Danièle

Elsa Amiel grandit dans les théâtres, accompagnant autour du monde son père le mime Jean-Pierre Amiel. Après une formation aux arts de la scène, elle choisit à 18 ans le cinéma et débute sa carrière d’assitante avec Raoul Ruiz dans « La Comédie de l’Innocence ». Elle travaille ensuite comme première assistante auprès de Mathieu Amalric, Emmanuel Finkiel, Bertrand Bonello, Noémie Lvovsky, Julie Bertucelli, Riad Sattouf...
Ses deux courts-métrages «  Faccia d’Angelo » et «  Ailleurs seulement » ont été sélectionnés au festival Premiers Plans d’Angers.
nous avons présenté Pearl son premier long-métrage, dont le scénario a été lu et primé à Angers en 2017, dans le cadre de notre VIIIème Week-End Jeunes Réalisateurs.




David Roux (Réalisateurs)

mercredi 6 mars 2019 par Cramés

David Roux est né en 1977 à Paris. Journaliste de théâtre pendant quinze ans, il a également été assistant réalisateur et responsable littéraire dans une société de développement cinématographique (Initiative Film), avant d’aborder l’écriture et la réalisation de courts-métrages (Leur jeunesse en 2012, Répétitions en 2014). L’Ordre des médecins est son premier long-métrage, nous l’avons programmé dans le cadre de notre VIIIème Week-End Jeunes Réalisateurs




Rohena Gera (Réalisateurs)

mardi 5 mars 2019 par Cramés

Étudiante en arts à la Stanford University en Californie et au Sarah Lawrence College à New‐York, Rohena a travaillé dans le cinéma et la télévision occupant des fonctions très différentes, d’assistante-réalisatrice à scénariste, puis productrice et réalisatrice indépendante.
Le dernier projet en date de Rohena, What’s love got to do with it ?, un film documentaire, a été présenté en première au Festival International du Film de Bombay en 2013, avant de devenir le premier documentaire acheté par Netflix en Inde.
Elle a écrit pour des réalisateurs du cinéma populaire hindi, dont Kunal Kohli et Rohan Sippy, ainsi que pour Santosh Sivan et Ram Madhvani (représentants du cinéma indépendant indien).
Le scénario de Monsieur a été invité au Laboratoire de Sundance, c’est son premier long métrage de fiction, nous l’avons présenté en février 2019




Jacqueline Audry (Réalisateurs)

mardi 5 mars 2019 par Cramés

Jacqueline Audry a longtemps été la seule femme réalisatrice de France. D’abord scripte, puis assistante de grands metteurs en scène comme Pabst et Ophüls, elle signe son premier court métrage en 1943, avec Les Chevaux du Vercors. Trois ans plus tard, elle passe au long avec une adaptation des Malheurs de Sophie où l’héroïne est une adolescente féministe et politisée : non seulement elle refuse le mariage arrangé qu’on cherche à lui imposer, mais elle se pose en républicaine affirmée. Dès la fin des années 40, elle adapte Colette, son écrivain préféré, de Gigi (1949) à Minne, l’ingénue libertine (1950) et Mitsou (1956). En 1950 elle adapte le roman de Dorothy Bussy Olivia.
"Les combats menés par la femme pour sa liberté, dans la société, dans la famille, en amour, m’ont toujours fascinée", raconte-t-elle.
Elle signe aussi une adaptation du roman de Victor Margueritte, La Garçonne (1957), et transpose Huis Clos (1954) de Sartre. En 1959, dans Le secret du Chevalier d’Eon, une jeune femme, dans la France patriarcale du XVIIIème siècle, devient une fine lame à l’égal des hommes.




Tomás Gutiérrez Alea (Réalisateurs)

lundi 4 mars 2019 par Cramés

Figure centrale du cinéma cubain, Tomás Gutiérrez Alea est né à La Havane en 1928. Il s’inscrit en droit à l’université de La Havane puis il part étudier à Rome au Centre expérimental de la cinématographie.
Son premier film Historias de la revolution (1960) est le premier film cubain révolutionnaire.
Las Doce Sillas (1962) lui permet d’aborder la comédie, genre auquel il restera fidèle avec Les Survivants (1978) et qui lui offre des possibilités critiques qu’il exploite dans La Mort d’un bureaucrate (1966) un de ses films les plus connus.
La Dernière cène (1976) traite du lourd héritage colonial, puis Hasta cierto punto (1983), du machisme de la société cubaine. Il fait la preuve de son rejet des préjugés, avec Fraise et chocolat (1993).
Guantanamera (1995), son dernier film, est l’occasion d’une critique sévère mais amusée des absurdités de la bureaucratie cubaine.
Il décède en 1996.