LES CRAMÉS DE LA BOBINE
Accueil > Réalisateurs > Réalisateurs

Réalisateurs

Articles de cette rubrique


Index des réalisateurs (Réalisateurs)

lundi 11 novembre 2019 par Cramés
La liste alphabétique ci-dessous permet de retrouver la liste des réalisateurs des films programmés ou présentés par les "Cramés" depuis février 2009 Autres indexations : films *** Nationalité *** Genre *** Années de sortie *** Évènements *** (...)


Billy Wilder (Réalisateurs)

lundi 11 novembre 2019 par Cramés

Cet article est incomplet, votre participation est la bienvenue



Olivier Assayas (Réalisateurs)

lundi 11 novembre 2019 par Danièle

Olivier Assayas naît à Paris en 1955, d’un père scénariste – écrivain qui lui communique le goût des Lettres et du cinéma, sans compter les possibilités d’assister à de nombreux tournages.

Comme étudiant , il suit les cours de l’École Nationale des Beaux Arts de Paris, puis ceux de Lettres Modernes à la Sorbonne, à cette époque il a deux passions : celle de la peinture et celle de la littérature.

Il débute sa carrière professionnelle en tant que scénariste en 1978 (il a 23 ans) mais aussi dessinateur et graphiste, notamment pour la revue de B.D "Métal hurlant". Puis il s’exerce à la critique cinématographique aux "Cahiers" de 1981 à 1985, et à "Rock and Folk".

C’est en 1986 que débute sa carrière cinématographique avec "Désordre" qui obtient un beau succès et met déjà en scène une jeunesse désœuvrée et incomprise. En 1991 avec "Paris s’éveille" il décroche le prix Jean Vigo, puis en 1994 suite à une commande De Arte, réalise "L’eau froide" que l’on peut considérer comme une ébauche de "Après Mai".

Le milieu des années 90 correspond à la découverte de l’Asie, en particulier de Taïwan, où il rencontre le réalisateur Hou Hsiao Hsien, dont il fait un portrait filmé "HHH" en 1997. Il tourne aussi deux films "Irma Vep" et plus tard "Clean" avec celle qui deviendra sa première épouse, Maggie Cheug, une jeune et renommée actrice hong-kongaise.



Pedro Almodovar (Réalisateurs)

lundi 21 octobre 2019 par Marie-No

Pedro Almodóvar Caballero naît en 1949 en Espagne, à Calzada de Calatrava, province de Ciudad Real. En 1957, il a 8 ans, sa famille migre en Estrémadure. Le petit garçon est envoyé à Caceres, dans différentes institutions religieuses où il reçoit une éducation stricte. Ses parents le destine à la prêtrise. Pour échapper à un univers difficile, il se réfugie dans la musique, se passionne pour le chant et fréquente les salles de cinéma. Issu d’un milieu modeste, son père est muletier, Pedro décide à 18 ans de quitter sa famille pour tenter sa chance à Madrid.
Il part donc s’installer seul à Madrid, qui, pour un adolescent provincial, représente la culture, l’indépendance, la liberté. Il a comme projet d’étudier le cinéma mais c’est l’époque Franco, l’école de cinéma de Madrid est fermée et le jeune Pedro n’a pas d’argent. Grâce à des petits boulots il survit et s’achète une caméra super 8. ll décroche un emploi à la Cie nationale de téléphone d’Espagne où il va rester 12 ans. Employé de bureau le jour, le soir et la nuit, il fait du théâtre, tourne des films en super 8, collabore à des revues underground, écrit des nouvelles, réalise des romans-photos.
Entre 1974 et 1985, Pedro Almodovar réalise plusieurs courts-métrages en amateur, remarqués dans le milieu underground.
En 1978, il réalise son premier long métrage, Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier, se démarquant d’entrée par sa liberté de ton, son goût pour les marginaux, pour les aléas sentimentaux et sexuels. C’est en 1989 avec Femmes au bord de la crise de nerf qu’il va rencontrer le succès et une notoriété internationale. Comédies de mœurs aux intrigues foisonnantes et déjantées, toujours efficaces avec une thématique sexuelle omniprésente, les œuvres d’Almodóvar dérangent et seront parfois taxées de vulgarité. Ce qui ne l’empêchera pas de s’imposer comme l’une des têtes de proue de la Movida espagnole.
Pedro Almodovar continue de proposer au spectateur d’aller voir au-delà des apparences avec des films sensibles où se mêlent humour et émotion et qui traitent des notions de mensonge et de vérité, de drames refoulés et où les thèmes du travestissement, de l’homo- et de la bi-sexualité sont récurrents.
Grand cinéphile, ses films sont ponctués de références au cinéma américain des années 1950.
Pedro Almodóvar tourne avec la famille de techniciens et d’acteurs qu’il s’est créé au fil des années et à laquelle il reste lié, de film en film.
Donnant souvent aux femmes les premiers rôles, Penelope Cruz, Victoria Abril, Carmen Maura, Marisa Paredes, Rossi de Palma se font connaître grâce à lui et leur renommée est, depuis, internationale.
En 1986, il fonde avec son frère Agustin, la maison, de production « El Deseo S.A. »

Pedro Almodóvar est un des rares réalisateurs internationaux qui concilient succès populaire et cinéma d’auteur.
Les 19 et 20 novembre 2011, nous lui avons consacré une rétrospective.

Filmographie




Bruno Dumont (Réalisateurs)

jeudi 17 octobre 2019 par Georges.J

Bruno Dumont est acteur, réalisateur, dialoguiste, scénariste, directeur photo, monteur né en 1958 dans les Flandres, à Bailleul d’un père pédiatre et d’une mère au Foyer, une bonne famille, traditionnelle chrétienne « un peu engoncée » dit-il. Enfant, c’est un élève moyen. Ses parents lui ont fait suivre une partie de ses études chez les frères maristes, ce qu’il n’a pas beaucoup apprécié. C’est un enfant puis un jeune homme timide, il a fait des virés à vélo ou en mobylette où il sillonne les paysages des Flandres, regarde beaucoup Laurel et Hardy et les vieux films. Adolescent, il obtient une petite caméra, il filme tout, il veut devenir cinéaste. Il se présente à l’Idhec (Femis) mais n’y est pas admis. Alors, il fait des études de philosophie, et l’enseigne quelques temps. La philosophie m’a armé pour faire du cinéma, elle m’a donné ce qu’il me manquait : beaucoup lire et apprendre à réfléchir. Il revient au cinéma en exerçant divers métiers du cinéma pour des films d’entreprise, des films de commande. Rapidement, il devient réalisateur. Là, il filme des gens communs, il se frotte à des ouvriers parfois un peu opposants à son travail, et il apprend à tourner dans ces conditions humaines particulières. (Ce qui va l’armer pour ensuite tourner avec des non-acteurs)

En 1997 il réalise son premier film : La vie de Jésus, Ce film inaugure sa période tragique qui va jusque Hors Satan en 2011. imprégné comme les films suivants des paysages de son enfance. Un sujet l’occupe « la coïncidence des contraires » dont parlaient déjà des penseurs chrétiens. La coexistence simultanée chez les humains du meilleur et du pire, du bien et du mal. Son interrogation métaphysique, concerne la mystique et la grâce. Après avoir lu Mircéa Eliade, il est convaincu que le sacré est contenu dans le profane. Alors, il veut traduire cette idée au cinéma. Il pense résolument qu’il faut sortir ce sujet de la religion. L’art en général et le cinéma sont le lieu approprié pour parler de ces choses.

Pour le Casting, il n’a jamais pu se faire aux acteurs professionnels, il recherche la vérité de l’être et non le jeu. Ainsi choisit-il toujours des inconnus, souvent récalcitrants, remarquables par leurs visages et leurs maladresses et leur authenticité.

En 2013, Camille Claudel 1915 présenté « aux cramés de la bobine » est un film de transition et une exception, il tourne pour la première fois avec une actrice célèbre (Juliette Binoche) et il quitte les Flandres pour le Sud. Il réalise une tragédie d’une forme littéraire, qui aurait pu être celle de Paul Claudel lui-même.

Entre 2014 et 2018, il entre dans une veine Comique qui rappelle un peu les Monty Pytons, très déconcertante ou cohabite le grotesque, le délirant, le transgressif, et le sublime, et la forme de ses films se simplifie : Ptit quinquin, Ma loute, Coin-coin et les z’inhumains. Il revient dans le Nord et aux acteurs inconnus, maladroits, extravagants et imparfaits, et pour le cas de Ma Loute, avec un mixte d’acteurs connus/inconnus et remarquables acteurs (Fabrice Luchini, Juliette Binoche, Valéria Bruni-Tedeshi et Jean-Luc Vincent, un enfant du pays) capables de comprendre les attentes sans concession de Bruno Dumont. L’humour est souvent noir, bizarre, fulgurant, confinant parfois à l’absurde. Et si on y regarde de plus près, ces films sous la forme comique comportent leur part de critique sociale et on retrouve les mêmes thèmes, les mêmes interrogations obsessionnelles que lors de ses premiers films tragiques.

En 2017, il préparait déjà sa transition avec la première partie d’un diptyque « Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc », on est à Domrémy, c’est-à-dire comme souvent chez Bruno Dumont, sur la côte d’Opale.

Là il faut s’arrêter un instant pour signaler que pour Bruno Dumont, le paysage n’est pas un décor, il est l’intériorité même de ses personnages comme de lui-même. Et le local (le Nord, les Flandres, la côte d’Opale) quand on le considère avec attention, devient universel.

Le film musical qui reprend la première partie du « Mystère de la Charité de Jeanne d’Arc par Charles Peguy » sur une mise en scène délirante et une musique étonnante, curieusement belle de Igoor entre métal et rap et une chorégraphie de Philippe Decouflé, et parfois Jeannette qui chante, pas très juste mais d’une manière tellement sérieuse et belle. Le choix des dialogues Hauviette et Jeannette, ou Jeannette et Gervaise est superbe et la mise en scène et en musique l’est d’une manière incongrue et sublime. Ce que le réalisateur nous donne à voir, c’est une quête angoissée et nécessaire de la libération et de l’absolu. Quête qui conduit la jeune fille à quitter Jeannette pour devenir Jeanne et chercher à rencontrer le Roi. Peguy dit par une enfant qui connaît son texte par cœur, qui est syntone, dans une parfaite conviction de ce qu’elle dit, c’est encore l’intuition de Bruno Dumont qui a retenu une enfant de 8 ans, Lise Leplat Prudhomme, sensible et convaincante. Alors Jeanne ? À suivre…



Louis Garrel (Réalisateurs)

jeudi 17 octobre 2019 par Danièle

Louis Garrel, né en 1983 à Paris, est un acteur et réalisateur français fils du réalisateur Philippe Garrel et de l’actrice et réalisatrice Brigitte Sy, ainsi que le petit-fils de l’acteur Maurice Garrel.
En 2006, il a reçu le César du meilleur espoir masculin pour Les Amants réguliers et fut nommé deux fois au César du meilleur acteur dans un second rôle.
Son premier long métrage, Les Deux Amis, coécrit avec Christophe Honoré et interprété par Golshifteh Farahani, Vincent Macaigne et lui-même, sort au cinéma en 2015. En 2018 il coécrit avec Jean-Claude Carrière L’Homme fidèle

Filmographie



Hirokazu Kore-eda (Réalisateurs)

dimanche 13 octobre 2019 par Marie-No

Hirokazu Kore-eda (是枝 裕和) est né en 1962 à Tokyo.
Sa mère est cinéphile et c’est avec elle, enfant, qu’il fréquente les salles de cinéma. Très tôt, il découvre les films de Fellini, Truffaut, Rosselini ... Il étudie la littérature et l’écriture de scénario à l’université Waseda de Tokyo.
En 87, il entre comme producteur assistant, puis comme réalisateur dans une société de production de films documentaires.
Son premier film documentaire "Mais ... à l’ère de la protection sociale " est centrée sur les femmes malades et incurables, sans moyen de subsistance. Il marque l’intérêt de Hirokazu Kore-eda pour la question de la responsabilité sociale et nationale et son engagement politique.
Nourri de son travail de documentariste, son premier film de fiction Maborisi est primé à la Mostra de Venise en 1995, et inaugure la carrière d’un cinéaste.
Fait de chroniques familiales, ses films ont pour thèmes le mensonge, l’abandon, la culpabilité, la difficulté d’être parents, la solidarité des enfants, le deuil, des sujets toujours traités par Kore-eda avec pudeur, délicatesse et une grande douceur. On loue son humanisme et sa direction d’acteurs, notamment des non-professionnels présents dans ses films.
Admirateur de Ken Loach et de Hou Hsiao-hsien, il pense que « faire un film c’est fixer son regard ou regarder quelque chose ». Dans son travail, Kore-eda recherche l’équilibre entre la mémoire, l’imagination et l’observation. Il dit « j’ai toujours un cahier avec moi,à chaque fois que j’ai une idée, je l’y écris. En fonction de la réaction de l’acteur, je réécris le scénario immédiatement, j’écoute la conversation entre les acteurs et j’ajoute une interaction au script ». Il ajoute « il ne faut pas remettre le script à l’enfant qui apparaît dans le film, il faut lui expliquer le dialogue de vive voix sur le lieu de travail et recréer le dialogue avec ses mots à lui ».
Les enfants habitent les films de Kore-eda.

1995 Maborosi (幻の光, Maboroshi no hikari ?, litt. « lumière fantôme »)
1998 After Life (ワンダフルライフ, Wandafuru raifu ?, Wonderful life)
2001 Distance (ディスタンス, Disutansu ?)
2004 Nobody knows (誰も知らない, Dare mo shiranai ?) Prix d’interprétation masculine à Cannes 2004 pour Yuga Yagira, 12 ans au moment du tournage
2006 Hana (花よりもなほ, Hana yori mo naho ?)
2008 Still walking (歩いても 歩いても, Aruitemo aruitemo ?) Prix du meilleur réalisateu aux Asian Films Awards 2009
2009 Air Doll (空気人形, Kūki ningyō ?)
2011 I wish, nos vœux secrets (奇跡, Kiseki ?, litt. « miracle »)
2013 Tel père, Tel fils (そして父になる, Soshite chichi ni naru ?) Prix du jury Cannes 2013
2015 Notre petite sœur (海街diary, Umimachi daiarii ?), tiré du manga Kamakura Diary
2016 Après la Tempête (海よりもまだ深く, Umi yori mo mada fukaku ?)
2017 The Third Murder (三度目の殺人, Sandome no satsujin ?)
2018 Une affaire de famille (万引き家族, Manbiki kazoku ?) Palme d’or Cannes 2018, Prix du meilleur réalisateur à Antalya
2019 La Vérité (sortie nationale 25 décembre 2019)



Romain Laguna (Réalisateurs)

samedi 29 juin 2019 par Georges.J

Romain Laguna, réalisateur est né en 1986 près de Béziers. Après une licence d’art du spectacle à Montpellier, un stage dans une société de production de clips de rap il autoproduit plusieurs courts-métrages, il entre à la Femis, il est de la promotion 2009-2013 dans la section production. Il y rencontre Charles Philippe et Lucile Ric. (producteurs)
Avec eux, il réalise trois courts-métrages :
- À trois sur Marianne,
- Bye bye Mélancolie
- J’mange froid.

Et c’est encore avec eux qu’en 2017, il tourne son premier long-métrage dans sa région natale, Les météorites que nous avons programmé du 20 au 25 juin.
Cette première fiction longue est une chronique d’un été et le portrait d’une jeune fille en devenir



Çağla Zencirci et Guillaume Giovanetti : un couple Franco Turc dans la vie et au cinéma (Réalisateurs)

mardi 14 mai 2019 par Georges.J

Çagla et Guillaume forment un couple Franco Turc dans la vie et au cinéma, qui depuis 2004 co-réalisent leurs documentaires et fictions.
Çagla est Turque, elle a 43 ans (01.76) et Guillaume est Français et a 41 ans (03.78), ils n’ont pas fait d’études de cinéma, on ne sait pas ce qu’ils ont fait avant d’être réalisateurs, tout ce qu’on sait d’eux : ils aiment les langues, la vie des langues et les voyages. Ils disent « quand la langue nous intéresse, on fait des films »
Quant à leur cinéma, il prend naissance avec leur histoire amoureuse et en vivant ensemble, ils ont appris à travailler ensemble, ils ont réalisé quatre documentaires et une fiction court métrage, Ata qui a reçu de nombreux prix dans le monde et qui est disponible sur Youtube et 3 fictions longs métrages.
Travailler ensemble, ça fait 15 ans que ça dure et ils ne sauraient faire autrement, ils créent dans le partage. Ils disent que leur travail ne s’arrête jamais, qu’ils peuvent se réveiller en pleine nuit pour une idée et se la raconter. Ils disent en effet, tout se passe en échange d’idées, on s’engueule beaucoup mais l’un lance une idée, on rebondit dessus, on repart travailler, c’est une partie de ping-pong, et c’est une joie.

2014- Noor le premier, nous emmène au Pakistan

Pour agrandir cliquer sur l’image
c’est l’histoire d’un ancien khusra, c’est-à-dire un eunuque travesti. (qui vivent du métier de danseuses lors des fêtes, on peut en apercevoir sur Youtube) Noor ne voudrait reprendre une vie normale au Pakistan, à commencer par rencontrer une femme et l’épouser. Il veut recouvrir sa position sociale, se ranger, se marier : l’idée même de l’homosexualité ne l’effleure visiblement pas. Un film 4 fois nominé et sélectionné à l’ACID à Cannes, il a ensuite reçu plusieurs Grands Prix (« Chéries-Chéris », Paris, Festival de Dieppe, Festival asiatique de New-York, Festival de Bogota, Colombie) et des Mentions spéciales du Jury à Rome et Milan.

2015-Ningen (l’humain) est le deuxième, il nous conduit au Japon

M. Yoshino, chef d’entreprise japonais, qui voit son état psychologique défaillir le jour où sa société périclite et laisse sur le carreau une centaine d’employés. Un burn-out japonais entre documentaire et fiction. Un film qui s’inspire de contes et légendes japonais.

2019- Sibel nous conduit en Turquie

dans le village de Kusköy - qui signifie village des oiseaux, dans les montagnes de la mer noire, elle a 25 ans, vit avec son père et sa sœur dans un village isolé en Turquie. Sibel est muette mais communique grâce à la langue sifflée ancestrale de la région. Ce dernier film a reçu les plus beaux prix à Locarno, le Léopard d’or, le prix spécial du jury, meilleure interprétation féminine.
Nous l’avons vu en Avril 2019

Toutes leurs fictions ont 3 points en commun :

1) Ils sont construits sur une réalité documentaire, dans laquelle les réalisateurs insufflent une fiction. Au terme « docufictions », ils préfèrent « fictions sincères ». Toujours est-il que conte et documentaire se chevauchent.

2) Selon les réalisateurs, les 3 films ont un rapport avec le Go-En (une notion japonaise caractérisant la rencontre fortuite. « Elle est à la base de notre cinéma, au centre duquel des personnages se croisent alors que rien ne les y prédestinait. »
3) Les 3 films décrivent un cheminement progressif de personnes marginales vers une identité nouvelle.

Dans le langage qui est le leur, celui d’un cinéma et d’une esthétique qu’ils ont appris et inventé ensemble, Çagla et Guillaume montrent leur plaisir de vivre, d’imaginer et de travailler ensemble, de réaliser à deux une œuvre singulière qui consiste à faire voir, ressentir, aimer les cultures des peuples et en même temps, de montrer la nécessité d’en sortir et de s’ouvrir à la diversité du monde, d’éprouver sa singularité et sa liberté.




Jean-Paul Civeyrac (Réalisateurs)

lundi 25 mars 2019 par Laurence

Jean-Paul Civeyrac est né en 1964. Après une maîtrise de philosophie, il entre à la Femis dont il ressort diplômé en 1991 avec le court-métrage La vie selon Luc en compétition au Festival de Cannes et où il a enseigné. Il est également professeur à Paris VIII et au cours Florent.

Filmographie

2018 Mes provinciales
2014 Mon amie victoria Festivals : Londres, Namur, São Paulo, Hong-Kong, Los Angeles, Vancouver…
2010 Des filles en noir Festival de Cannes – Quinzaine des Réalisateurs
2005 À travers la forêt Rencontres Internationales de Cinéma à Paris
2003 Toutes ces belles promesses Festival de Locarno, Festival de Toronto, Festival Paris Cinéma. Prix Jean Vigo 2003
2002 Le doux amour des hommes Festival de Berlin
2001 Fantômes Festival de Berlin, Grand Prix du Festival de Belfort
2000 Les solitaires Grand Prix du Festival de Belfort
1997 Ni d’Ève ni d’Adam Festival de Venise, Festival d’Angers




Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 293832

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Réalisateurs   ?

Site réalisé avec SPIP 3.1.9 + AHUNTSIC

Creative Commons License