LES CRAMÉS DE LA BOBINE
Accueil > Les films que nous avons programmés > Shame > Shame

Shame

Articles de cette rubrique


Shame (Shame)

mardi 17 janvier 2012 par Cramés

Film précédent - - - - - - - - - - - - : - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Film suivant

Semaine du 12 au 17 janvier 2012

Prix du meilleur acteur aux British Independant Film Awards
et 14 nominations dans différents festivals
Soirée-débat mardi 17 janvier à 20h15

Film britannique (vo, 1h39, décembre 2011) de Steve McQueen avec
Michael Fassbender, Carey Mulligan et James Badge Dale.

Synopsis : Le film aborde de manière très frontale la question d’une addiction sexuelle, celle de Brandon, trentenaire new-yorkais, vivant seul et travaillant beaucoup. Quand sa sœur Sissy arrive sans prévenir à New York et s’installe dans son appartement, Brandon aura de plus en plus de mal à dissimuler sa vraie vie...(Interdit aux moins de 12 ans)

Article de Sylvie *** Une descente aux enfers *** Petite revue du net *** Bande annonce
BO France : 436000



Une descente aux enfers (Shame)

mercredi 11 janvier 2012 par Sylvie

"Shame" est écrit et réalisé par le cinéaste britannique Steve McQueen, dont c’est le deuxième long métrage, après le déjà très remarqué "Hunger" en 2008 (Caméra d’Or à Cannes) sur l’agonie du militant indépendantiste irlandais Bobby Sands.

Avec "Shame" (Honte), Steeve McQueen filme une autre descente aux enfers, celle de Brandon, un "yuppie" trentenaire de New York, de ceux que l’on croise à Wall Street, incapable de gérer sa sexualité et ses pulsions.

Brandon habite un appartement aux larges baies vitrées, avec vue sur la rivière. A part une collection de disques vinyle, rien dans l’ameublement et la décoration n’indique quoi que ce soit sur l’occupant.

Le film aborde de manière très frontale la question de l’addiction sexuelle. Et quand la sœur de Brandon, Sissy arrive sans prévenir à New York et s’installe chez lui, le jeune célibataire perd le contrôle de sa vie, partagée entre son travail (dont on ne sait quasiment rien) et une succession d’actes sexuels automatiques accomplis par besoin et non par plaisir.

Steve McQueen dresse le portrait d’un homme occidental arrivé au stade terminal de la déshumanisation.

Brandon est interprété par l’un des acteurs les plus demandés du cinéma anglais et américain, Michael Fassbender, qui a reçu pour ce rôle, le prix d’interprétation masculine lors de la 68ième Mostra de Venise, en septembre 2011. On peut le voir en ce moment dans "A Dangerous Method", de David Cronenberg, en Carl Jung, psychanalyste torturé, et il sera à l’affiche des prochaines réalisations de Steven Soderbergh, Ridley Scott ou Quentin Tarantino...



Petite revue du net pour "Shame" (Shame)

mardi 20 décembre 2011 par Cramés

Arnaud Schwartz

S’il se révèle un peu moins captivant que Hunger , Shame reste, de ce point de vue, une œuvre intense, où la virtuosité de l’auteur se met au service d’un sujet très délicat, rarement évoqué aussi frontalement au cinéma.

Lire l’article sur le site de La Croix


Télérama (Louis Guichard)

Shame brille comme une sorte d’installation sur un thème ultra contemporain, et à laquelle Fass­bender se donne entièrement, altier et ravagé, impudique et ténébreux. En un mot, sensationnel.

Lire l’article complet


« La honte n’a pas pour fondement une faute que nous aurions commise, mais l’humiliation que nous éprouvons à être ce que nous sommes sans l’avoir choisi, et la sensation insupportable que cette humiliation est visible de partout. » Milan Kundera, L’Immortalité (1990)

Cité par




Shame, le portrait de l’anomie occidentale (Shame)

jeudi 19 janvier 2012 par Sylvie

C’est l’histoire d’un type qui va mal, aussi mal que la société dans laquelle il vit. Shame (La Honte) est plus qu’un drame, une tragédie moderne. Mais surtout,, Shame est précisément ce qu’il prétend être, un récit d’une addiction sexuel dont le réalisateur dit : "Je ne souhaitais pas me concentrer sur autre chose que l’addiction dans Shame. Il n’y a que la nudité des corps, les gestes mécaniques des pulsions sexuelles. Je voulais montrer ces instincts inavouables que l’on ne peut contrôler, je voulais montrer l’absence d’émotions, le désir de dominer".



Journal des débats (Shame)

vendredi 20 janvier 2012 par Claude

"Shame" : un titre déconcertant pour le dernier opus de Steve MacQueen qui évoque l’addiction sexuelle - le mal de vivre moderne comme toutes les addictions - la solitude urbaine, ici à New York, le traumatisme tu, lié sans doute à l’enfance (inceste ? viol ?) et surtout l’incapacité à aimer : le héros, Brandon, beau trentenaire ténébreux, au regard à la fois absent et torturé, ne parvenant à aimer, si l’on ose dire, que dans une sexualité compulsive - call-girls, femmes entrevues dans une rame de métro, expériences à trois, masturbation régulière dans les toilettes du bureau ou dans sa salle de bain ; habituée aux tentatives de suicide, sa sœur, chanteuse dépressive, susurrant le blues "New York New York" avec une émotion chavirée, séduite par le supérieur de Brandon, lui aussi expéditif et mal aimant, recherche, elle, l’amour plus que la sexualité pure, la tendresse, la proximité des corps, les caresses et les câlins aux confins de l’inceste..



Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 331667

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Les films que nous avons programmés  Suivre la vie du site Shame   ?

Site réalisé avec SPIP 3.1.9 + AHUNTSIC

Creative Commons License