LES CRAMÉS DE LA BOBINE

Bénédicte Pagnot

dimanche 16 mars 2014 par Danièle

Bénédicte Pagnot est née à Elbeuf, en Seine Maritime, mais elle vit à Rennes depuis 1998. Elle est titulaire d’une maîtrise d’études audiovisuelles. En 2001, elle réalise un court métrage de fiction de 29 minutes, « La petite cérémonie » qui obtient le Prix du Public du meilleur court métrage européen au Festival Premiers Plans d’Angers et qui aura sept autres prix.
Nous l’avons invitée le 29 mars 2014 dans le cadre du IIIéme Week-End Jeunes Réalisateurs pour présenter son film Les Lendemains.


Entretien avec Bénédicte Pagnot


Elle se tourne ensuite vers le documentaire avec :
- « Derrière les arbres », qui se passe dans les Pyrénées ariégeoises. Il obtient le Prix du meilleur court métrage au festival Résistances 2005, à Foix.
- « Avril 50 » à propos du travail de Kris et Etienne Davodeau, auteurs de la bande dessinée « Un homme est mort », qui raconte les événements survenus à Brest en 1950, de grandes grèves, des manifestations au cours desquelles il y eut des blessés et un mort. (2006)
- « Mathilde ou ce qui nous lie » où une de ses amies, Mathilde, raconte la perte de sa mère et la souffrance de cette perte, récit qui se mêle avec celui d’ « Une mort très douce » de Simone de Beauvoir. (2010).
En parallèle, elle a réalisé deux autres courts métrages :
- « La pluie et le beau temps » (2008) , film de fiction de 25 mn : pour fêter ses 30 ans, Elisa a réuni ses amis dans une maison de campagne
- « Mauvaise graine » (2010), qui est l’histoire d’un adolescent incompris et fugueur qui tente l’expérience de la rue. Le film se place du point de vue du père qui essaye de renouer le contact avec son fils.
«  Les Lendemains » est son premier long métrage de fiction. Ce film reprend les thèmes de la jeunesse et de la marge, abordés dans « Mauvaise Graine », mais avec un autre point de vue, celui de l’héroïne, Audrey, étudiante qui va se laisser tenter, au contact de jeunes squatteurs, par l’expérience de l’activisme politique, espérant ainsi obtenir des lendemains meilleurs. Bénédicte Pagnot s’intéresse à des réalités sociales et politiques peu présentes dans le cinéma français et dessine un tableau original de notre société.
Ainsi, comme le dit Sophie Avon (Sud-ouest) : « Bénédicte Pagnot filme dans un même élan la middle class française, les ouvriers en grève, la déroute générale et cette jeune fille dont l’énergie et la révolte ont grandi à mesure que ses lendemains rapetissaient. Elle filme l’amour aussi et l’amitié qui ne sont pas rien dans cette chronique d’une jeunesse désenchantée. Ni dans dans ce monde affamé d’utopie mais à court d’espérance. Le film n’offre pas plus d’horizon, sinon celui de sa propre vitalité. »


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